Bolivie – le passage de la frontière chilienne… sous la neige !

Dans le dernier article, nous vous avions laissé tout juste à la frontière chilienne, sous la neige, pendant une joyeuse intoxication alimentaire. Nous y revoilà ! Donc pour se mettre dans l’ambiance : nous avons débarqué à la frontière vers 11h du matin, alors que la neige commençait vraiment à tomber à n’en plus finir, recouvrant tout de plusieurs centimètres de poudreuse fraîche.

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit au Chili. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

Nous sommes partis aux bureaux frontaliers côté Bolivie en avançant péniblement dans la piste transformée peu à peu en boue, collante aux roues de notre jeep qui ne parvenait qu’à rouler qu’en cahotant tant quelle pouvait. Walbert, notre guide, pas inquiété par la situation, nous a tout de même dit que ce genre de phénomène, ce qu’on appelle ici « l’hiver bolivien » arrive de cette façon en gros une fois tous les 10 ans. Eh bien croyez-le ou non, mais finalement… nous nous sentions plutôt chanceux de se dire que nous avions pu voir ce phénomène si exceptionnel !

◊ Côté bolivien – la tempête de neige…

Nous débarquons donc aux bureaux de l’office bolivien où en quelques minutes à peine nous faisons tamponner notre passeport par le tampon de sortie. Et là, nous apprenons qu’il y a des chances pour que la frontière chilienne, à une dizaine de kilomètre de là après le passage d’une sorte de no man’s land entre les deux pays ne sera peut-être pas ouverte à cause de la neige. Aie aie aie, ça s’annonce mal ! Nous retournons donc attendre dans notre jeep… encore plus barbouillés que jamais ! Évidemment, ce genre de chose arrivent toujours au meilleur moment… et je vous le donne en mille : il n’y a évidemment pas d’autres toilettes dans les environs que la vaste lande plate sans arbre ni rocher et soumis à une petite tempête de neige qui nous entoure. Finalement, au bout d’une heure, nous apprenons que si, la frontière est bien ouverte et notre guide nous indique que notre bus, qui assure la navette jusqu’à la frontière puis jusqu’à San Pedro de Atacama ensuite nous attends.

Va-t-on passer ??

Nous descendons donc, un peu faible à cause de nos ventres à la fois vides et contrariés, nous nous chargeons de nos sacs et rejoignons tant bien que mal notre bus…. Qui est bondé ! Des gens sont debouts dans l’allée, il n’y a aucune possibilité pour nous de rentrer. Un second bus est sensé arriver plus tard… ou pas et nous retournons attendre dans les bureaux de l’immigration, grelottant de froid et l’esprit vaseux. Nous avons attendu encore 1h-1h30 avant de finalement trouver une place dans un bus pour nous conduire de l’autre côté. Je crois que ces 2h30 font parties des moments d’attente les plus détestables que j’ai pu connaître jusque là ! La situation était à la fois inconfortable et peu agréable car toutes les personnes sensées assurer notre transport semblaient globalement n’en avoir rien à carrer et nous répondaient qu’à peine, à demi-mot.

Les bureaux de l’immigration côté chilien

Bref, après une autre petit heure d’attente aux bureaux chiliens de l’autre côté, nous avons finalement pu passer, nos passeports tamponnés nous autorisant l’entrée au Chili. Nous enchaînons directement par une navette qui en à peine 30 minutes nous amène à San Pedro de Atacama, nous faisant descendre par le même coup 2000 m d’altitude et nous faisant passer de la tempête de neige au désert brûlant !

◊ …côté chilien – San Pedro de Atacama ou le déluge !

Nous n’avions pas vraiment prévu la suite, pensant arriver à San Pedro et nous renseigner sur les possibilités de balade à partir de là. San Pedro est une « ville-oasis » située au beau milieu du désert d’Atacama connu pour être le désert le plus aride du monde.

Toutefois, nous sommes une fois encore arrivés au moment d’un contexte bien particulier : le village de San Pedro, connu pour être plutôt mignon avec ses maisons en pisé décorées de fleurs et ses rues en terre battues, s’était transformé en une sorte de lit de boue à cause du déluge tombant sur la ville et le désert chaque nuit. L’ambiance était donc assez étrange : nous avons débarqué à midi, sous un grand soleil brûlant (ce qui était plutôt bienvenu après cette journée sous la neige !), mais à partir de 17h, des pluies diluviennes tombaient sans discontinuer sur toute la ville jusqu’au petit matin. Une immense flaque s’allongeait petit à petit dans le camping où nous avions élu domicile (les prix prohibitifs de San Pedro nous ont dirigé vers l’option camping, un peu plus « abordable »), recouvrait même la petite terrasse en carrelage du camping… Les propriétaires tentaient d’ailleurs tant bien que mal de creuser des gouttières pour chasser l’eau…

Mais les rues n’étaient pas en meilleur état : de grandes flaques d’eau, de la boue, elles devenaient parfois carrément impraticables. Nous avons passé une première nuit relativement calme au camping où, malgré le fait qu’il pleuvait à saut, notre tente a tenu le choc sans aucun problème (nous nous disons tous les jours que l’achat de cette tente était une des meilleures idées que nous avons eu avant de partir !), mais les propriétaires du camping devenaient de plus en plus inquiets devant la montée des eaux de la rivière située juste à côté du site. Nous nous sommes couchés la seconde nuit toujours globalement sereins mais vers 1h du matin, nous avons été évacués dans une des petites cabanes en bois du camping pour plus de sécurité. Nous avons rassemblé rapidement nos affaires, laissant notre tente sur place et avons rejoint de vrais lits en dur dans une chambre avec une salle de bain privée. Du coup, dans notre « malheur », nous nous sentions plutôt chanceux ! Finalement, la rivière n’aura pas débordée mais n’étant pas loin, la ville s’est faite évacuée progressivement par des navettes mises en place par la police municipale. Quelques jours plus tard, nous avons d’ailleurs pu voir à la télévision qu’un vrai déluge continuait de tomber sur Calama (ville juste à côté) entraînant coulées de boue et glissements de terrain. Le président chilien s’est d’ailleurs lui-même déplacé.

Du coup, nous sommes nous-même partis direction Calama, la prochaine agglomération importante, laissant derrière nous le mauvais temps ! Nous ne pouvons donc pas vous faire de description du village de San Pedro de Atacama, ni du désert du même nom car nous n’avons pratiquement rien vu ni fait dans le coin ! D’ailleurs, toutes les excursions étaient annulées, il ne semblait tout simplement pas possible d’y faire quoi que ce soit. Nous pouvons simplement vous recommander notre camping, la Casa del Sol nacimiento, hébergement le moins cher de la ville (7500 pesos chacun par nuit) très sympa d’un point de vue ambiance (avec une partie du camping très animée, une autre beaucoup plus calme selon vos goûts), une vraie cuisine équipée et un cadre plutôt sympa !

Nous étions un tout petit peu déçus, notamment car on avait bien envie de se rendre au milieu du désert pour avoir la chance de voir le ciel étoilé le plus pur de la planète (c’est dans le désert d’Atacama que se trouvent les grands observatoires internationaux). C’est raté, mais on trouve ça quand même assez fou : on se rend au milieu du désert le plus aride du monde… au moment où il fait l’objet de précipitations largement supérieures à la normale. Certains pourraient y voir de la malchance… on s’est plutôt dit que c’était quand même rudement cocasse !

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Bonne route !

3 réponses sur “Bolivie – le passage de la frontière chilienne… sous la neige !”

  1. C’est incroyable ce que vous faites ce que vous êtes ce que vous transmettez
    Vous nous inspirez et grâce à vous on se lancera bientôt à l’aventure

    Valou et Martin

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    1. Merci beaucoup pour votre très gentil commentaire ! C’est peut-être une des plus belles choses que l’on puisse nous dire sur nos articles ! Quel est votre parcours ? Si vous avez envie de nous raconter, ce serait avec plaisir 🙂

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