Colombie – Arrivée à Bogotá et premières aventures à Ibague !

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Colombie. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

Nous quittons Cuba le lundi 1er octobre par l’avion et traversons les Caraïbes en passant par Panama City avant d’arriver à Bogotá. Nous avons la chance, pour une fois, de prendre l’avion en pleine journée, ce qui nous permet d’avoir tout le loisir pour voir du ciel les magnifiques couleurs des îles caribéennes. Ces paysages sont absolument fantastiques et nous ne nous lassons pas de traverser les nuages et de les observer !

Depuis l’avion : les Caraïbes !

Et le canal du Panama !

Dès notre passage dans l’avion, puis aux différents aéroports en dehors de Cuba, nous sommes surpris par l’abondance de produits et de marques que nous n’avons pas vu à Cuba : le Coca-Cola remplace le Tukola cubain et nous retrouvons des publicités pour shampoing ou pour parfum. Ça paraît bête, mais le contraste a été fort ! Nous débarquons à Bogotá en soirée, un peu inquiets à l’idée de traverser la ville de nuit. Eh oui, nous avons en tête les multitudes de conseils préventifs sur l’insécurité dans ce pays, et en voyageurs prudents, nous ne sommes pas rassurés.

◊ Premiers pas en Colombie

Nous avons rendez-vous chez Alexandra, rencontrée via Couchsurfing mais qui, faisant aussi du Airbnb, nous fera malgré tout payer la nuit (12€ la nuit pour deux, cela reste tout de même raisonnable). Elle habite en plein quartier de la Candelaria, un quartier à la fois très étudiant (on y trouve une très grande université qui s’étale sur les pentes des montagnes entourant Bogotá) mais aussi très « officiel » (on y trouve le congrès colombien et la résidence du maire !). Donc autant dire que lorsque nous sortons du bus, nous nous rendons compte que nous n’avons aucuns soucis à nous faire : les rues sont bondées et tous les cafés et restaurants sont ouverts malgré la nuit qui est tombée depuis un moment. Nous débarquons sous la fenêtre d’Alexandra qui nous attendait.

Premiers pas à Bogotá

Alexandra est une artiste au sens complet du terme : professeur de théâtre très bavarde aux longs cheveux rouges, les murs de son appartement sont recouverts de photographie d’elle qui pose, de peintures réalisées par elle ou ses filles, d’attrape-rêve, de gris-gris et un magnifique chat tricolore dirige les opérations. D’ailleurs, nous comprendrons très vite que c’est lui le véritable maître des lieux. (Désolé, il n’y a pas de photo du chat !)

Quartier du Candelaria

A la base, nous imaginions passer par Bogotá avant de tirer directement jusqu’à Carthagène puis d’entamer tranquillement notre descente en Amérique du sud. Mais au bout de 5 minutes dans son appartement, Alexandra nous propose de rencontrer sa tante, Graciela, qui vit à Ibague (4h de route à l’ouest de Bogotá) et qui apprends le français. L’idée nous enthousiasme directement, même si c’est peut-être un peu rapide pour nous qui venons tout juste d’arriver, mais allez, voilà moins de 3h que nous sommes en Colombie et déjà notre voyage prend une tournure inattendue !

Le soir-même, elle nous emmène faire un petit tour dans le quartier. Au matin, nous rencontrons chez elle Antonio du Mexique, Paula et Diego colombiens, accueillis par Alexandra. Nous sommes très agréablement surpris par leur hospitalité, au bout d’une seule journée, ils nous proposeront déjà de nous rendre chez eux, dans un village des montagnes colombiennes et à Vera Cruz pour Antonio. Nous avons l’impression de bien nous entendre sans rien savoir les uns des autres. Je pense que ce genre de sentiment se crée particulièrement en voyage, lorsque des personnes sans attaches ressentent le besoin d’en créer vite grâce au contexte.

A Bogotá, on peut manger très facilement dans la rue !

Nous n’avons passé qu’une journée et demi à Bogotá pour commencer, car il était prévu de nous rendre à Ibague assez rapidement. Pour ce premier passage (parce que nous avons bien envie d’y retourner !), nous n’avons donc pu seulement visiter que le quartier de la Candelaria, le quartier le plus ancien de Bogotá.

◊ Bogota, le quartier de la Candelaria

Comme je l’écrivais plus haut, il se divise en deux parties. A l’ouest, sur les pentes des montagnes : la partie étudiante avec la grande université, des petites ruelles pavées dont les murs des bâtiments sont recouverts de magnifique street-art (dont beaucoup ont l’air de faire référence à la culture précolombienne !), et un nombre incommensurables d’hôtels pour backpackers, de petits restaurants très cosy, ou encore de bars rock ou hippie, selon ses goûts !

Des petites rues pavées très anciennes bordées de bars et auberge de jeunesse

Du street-art !

Nous ne croisons quasiment que des étudiants, les rues sont très animées et festives. Le cœur de cette partie est certainement la Plazoleta Chorro de Quevado qui est une petite place où se retrouvent les groupes d’étudiants mais aussi beaucoup de vendeurs de bijoux ou de décoration artisanale et hippie.

La Plazoleta Chorro de Quevado

La rue la plus animée du quartier, conduisant à la Plazoleta Chorro de Quevado

A l’est, le quartier est plus « sérieux ». On y trouve de grandes rues commerciales qui font très américaines avec de grandes enseignes de magasins qui rejoignent la Plaza Bolivar avec sa grande cathédrale de style espagnol. Nous passons également devant le bâtiment du congrès et d’autres bâtiments administratifs qui sont très bien gardés par des soldats armés.

La Plaza Bolivar…

… et sa cathédrale !

Des bâtiments de l’université

La ville nous donne l’impression d’être très intéressante culturellement (pour son histoire, sa position en altitude, son quartier étudiant), mais elle nous laissera sceptique quant à sa beauté et à son côté « humain » dès que l’on retrouve ses grandes artères bondées de taxis jaunes dès que l’on sort du mini-centre piéton (que nous n’avons pris en photo, car nous n’avons pas apprécié…). Je pense que c’est typiquement le genre de ville où il est intéressant de vivre si on aime sortir ou la culture, moins si on recherche la beauté et le calme !

Avec les montagnes en fond, tout de même !

A Bogotá, nous nous ferons plaisir à retrouver la bière également ! Il ne s’agit pas encore de bière pression, mais au moins de la bonne bière artisanale trouvée dans un bar avec du rock en espagnol.

◊ Un départ pour Ibague un peu précipité

Dès le lendemain midi, nous repartons pour Ibague ! La transition est un peu trop courte pour nous, nous espérions passer un peu plus de temps pour découvrir Bogotá, mais d’après Alexandra, sa tante nous attendait rapidement et il était nécessaire de partir vite. Nous partons du centre de Bogotá pour rejoindre la gare des bus tout au sud de la ville. Alexandra nous accompagne, malheureusement nous la perdons dans un bus trop bondé et comme elle ne nous avait donné aucune indication (« Vous inquiétez pas, je vais tout vous montrer, vous n’avez pas besoin de savoir ! »), nous mettons beaucoup de temps à la retrouver… Enfin arrivés à la gare des bus, elle n’a que quelques minutes pour nous dire au revoir et partir de son côté pour le week-end. Hélas, ce sera trop peu de temps pour nous donner les indications suffisantes pour retrouver Graciela à Ibague !

Nous partons finalement vers 18h, alors qu’il fait déjà nuit (et du coup, on a raté tous les magnifiques paysages de la route… grrr !), plutôt inquiets à l’idée de débarquer dans une ville inconnue de nuit et sans savoir comment retrouver Graciela…. Le bus nous débarque devant l’église qui devait être notre point de rencontre mais nous n’avons aucun moyen de la prévenir. Nous décidons d’attendre quelques minutes, en espérant la voir arriver, en se disant que nous pouvons toujours aller à l’hôtel le plus proche si elle n’arrive pas. Mais, au bout de 10 minutes, une petite dame plus très jeune nous aborde, et c’est bien elle ! Ouf !

◊ Nous voilà à Ibague

Graciela vit seule avec ses 3 chats (oui, c’est un peu cliché !) et apprends en même temps le français et l’anglais. Elle s’amuse d’ailleurs à mélanger les 3 langues (avec l’espagnol) et nous parvenons à bavarder avec elle de tout un tas de sujet. Ancienne professeur de littérature, elle semble très cultivée et nous parlons bouquins, musiques, voyages, etc. Elle semble ravie de nous accueillir et nous offre le gîte et le couvert avec une grande générosité (on a beaucoup galéré à réussir à lui payer au moins 1 glace pour la remercier !).

Dans les rues d’Ibague

Pour notre premier jour à Ibague, nous la suivons à son cours de français. Le professeur, un colombien ayant vécu 10 ans en France, semble très heureux de nous voir et il nous fera un cours spécialement pour nous : 3h de découvertes sur les beautés de la Colombie, ce que nous devons aller voir, les spécialités culinaires, la culture etc. Pour nous qui n’avions pris aucun guide (à part un Lonely Planet en anglais sur l’Amérique du sud, très général), c’est parfait ! Et nous revoyons nos plans encore une fois pour pouvoir faire un crochet parmi ces différents endroits. Il nous fera également goûter pendant le cours un petit pain au fromage, spécialité colombienne, ainsi que du jus de graviola, un fruit au goût indéfinissable mais tellement bon ! Très content de nous rencontrer, il nous proposer de nous retrouver le soir pour manger et boire un verre, ce que nous acceptons avec plaisir !

La classe de français !

Pain au fromage et jus glacé de graviola !

L’après-midi, entraînés par Graciela, nous prenons une jeep pour monter à Villa Restrepo, minuscule village dans les montagnes qui nous permet pour la première fois de sortir de la ville. Nous marchons quelques temps dans cette vallée, croisant quelques maisons de personnes installées dans ce lieu si reculé. Nous sommes même dépassés par des mobylettes sur lesquelles se regroupent 3 ou 4 enfants accrochés au conducteur ce qui nous laisse penser qu’il y a sûrement un village au bout de cette route qui semble s’enfoncer dans la nature !

A bord de la jeep avec Graciela

Villa Restrepo

Graciela est à la recherche d’un français, qu’elle a rencontré dans son cours d’anglais et qui se serait installé là, au milieu de nulle part, au coeur des montagnes (spoiler alert : nous n’avons pas trouvé sa maison !)

Une maison le long du chemin dans la vallée

Une autre spécialité du coin, le merengo : de la méringue recouverte de crème et de fruits !

 

◊ Un peu de gastronomie colombienne

Le soir, toujours dans l’idée de partager avec nous la culture colombienne, le professeur de français nous fait goûter quelques spécialités de viandes dont le boudin et les tripes (je ne sais pas pour vous, mais pour moi c’est l’horreur de manger ça !)… difficile pour nous de refuser de goûter ces plats si gentiment proposés, alors on prends son courage à deux mains et on y va !

Le lendemain, un autre élève du même cours de français nous propose de nouveau de nous emmener avec sa femme goûter du tamale, un autre plat typique qui consiste à un mélange de riz, poulet, œufs, carottes et petits pois le tout cuit dans de grandes feuilles de bananiers et accompagné d’arepa, un petit pain de maïs. Cette fois-ci, nous sommes conquis !! Nous passons un très bon moment avec eux avant de nous faire déposer au terminal de bus. Eh oui, après 2 jours passés chez Graciela à Ibague, nous avons l’impression d’avoir fait le tour de la ville (qui, à part pour les montagnes autour, à peu d’intérêt en elle-même selon nous car nous retrouvons ces immenses rues où seules les voitures semblent avoir leur place) et nous avions décidé qu’il était temps de reprendre la route pour partir à la découverte de toutes les merveilles de la Colombie qui nous avaient été présentées la veille !

Nous avions prévu de rejoindre Medellin, deuxième plus grande ville de Colombie après Bogotá, sur notre route pour rejoindre Carthagène, au nord. A 10h de bus d’Ibague, les seuls bus y allant partent de nuit, à 23h30, permettant d’arriver au petit matin.

 La générosité de nos deux amis colombiens au terminal de bus ne s’est pas arrêté là, ils se sont empressés de nous acheter un grand sac remplis de boissons et de gâteaux pour la route ! Nous sommes vraiment restés sans voix devant la générosité de ces colombiens, qui nous connaissant à peine depuis quelques heures, nous traitaient déjà en véritable ami, chacun d’entre eux nous répétant que leur maison était désormais la notre et qu’ils seraient très heureux de nous accueillir à nouveau. Nous ne pouvons que les remercier de tout cœur !

Et nous voilà embarqués dans ce confortable bus aux côtés d’une famille voyageant avec une petite fille de 5 ans qui se sera occupée pendant tout le voyage soit en dormant soit en nous regardant avec ses grands yeux ronds, pour une longue nuit !

La suite au prochain épisode !

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Bonne route !

5 réponses sur “Colombie – Arrivée à Bogotá et premières aventures à Ibague !”

  1. Je prends votre aventure en cours de route, je vais devoir aller quelques articles en arrière ^^
    Je ne connais absolument rien de l’Amérique du Sud, je suis contente de pouvoir en apprendre plus par ton blog. La Colombie a l’air très photogénique (sauf les grandes artères apparemment 🙂 ) – j’adore le ciel très sombre au dessus des bâtiments colorés. Je ne sais pas si je pourrai voyager de cette façon, en tout cas pas seule c’est sur, et je trouve géniale cette hospitalité avec laquelle les gens vous accueillent. Ce petit cours de français, incroyable ahahah

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