Colombie – Les mystérieuses statues de San Agustin

Nous parvenons à San Agustin depuis le désert de Tatacoa de nuit et arrivons sans problème à notre camping où la propriétaire nous permet d’installer notre tente sous une grande bâche tandis que la pluie commençait tout juste à tomber (merciiiii !). Nous nous retrouvons entourés de dizaines d’enfants… venus participer à un camp scout dont le thème est la culture pré-colombienne ! (Je n’aurais jamais imaginé qu’il y avait également des scouts en Colombie !).

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Colombie. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

Petite note sur les campings en Colombie : de notre expérience, ils ne sont pas évidents à trouver ! Il y en a peu, ils n’ont pas de site internet, peu de gens les connaissent et on trouve le plus souvent des hôtels proposant de planter la tente sur leur terrain, sauf qu’avant de s’y rendre, il est impossible de savoir que ça fonctionne comme ça… A San Agustin, nous étions au camping Gamcelat, sur la route direction le parc archéologique, à la sortie de la ville pour 20 000 pesos la nuit ! Le terrain est très agréable, les propriétaires aussi ! Les douches sont froides, mais il y a une douche en extérieur, et ça, c’est vraiment génial !

Notre installation !

Nous avons passés 4 nuits dans ce camping fort agréable au milieu de la campagne histoire de profiter et de recharger les batteries.

◊ Le village de San Agustin

Le village de San Agustin n’a pas énormément d’intérêt en tant que tel mais reste tout de même mignon et sympa à visiter si l’on vient pour le parc archéologique. On y trouve 2 petites places avec de jolies églises, un grand marché local où l’on trouve de tout (fruits et légumes, vêtements, babioles en tout genre), quelques boutiques de souvenirs et quelques restaurants.

◊ Le parc archéologique

A 2 km à l’ouest de San Agustin se trouve l’entrée du Parc archéologique de la ville où l’on vient s’acquitter du droit d’entrée de 25 000 pesos qui permet à la fois de visiter le parc en tant que tel (avec le musée) mais également d’avoir accès aux autres sites de la région pendant 2 jours. L’agent du parc nous remet un petit passeport qu’il faudra faire tamponner à chaque entrée dans un autre site !

 

Le parc archéologique en tant que tel (petite balade + musée) se fait en 4-5h en prenant son temps et en profitant pour faire le pique-nique au milieu. Nous avons pris beaucoup de plaisir à faire la balade dans le parc qui relie 5 sites différents où l’on peut voir ces fameuses statues pré-colombiennes pour la balade en elle-même ! En effet, elle permet de se promener tranquillement dans la forêt, de voir un nombre incalculables d’espèces végétales différentes et surtout, des millions de papillons (c’est peut-être ce que nous avons photographié le plus d’ailleurs !). Elle permet également d’atteindre le sommet d’une des montagnes environnantes de San Agustin (la montée n’a rien de difficile) et d’avoir un superbe point de vue sur la vallée verdoyante en contrebas.

On vous réserve un article spécial sur ces papillons pour la suite, voilà seulement un avant-goût 😉

Les statues en elles-mêmes, et surtout leur histoire, ou plutôt leur manque d’histoire puisque les archéologues savent très peu de choses sur elles et sont, encore aujourd’hui, en train d’essayer de comprendre leur utilité, sont aussi très intéressantes. Toutes de formes différentes, on aurait presque l’impression qu’elles sont ironiques de par leurs étranges sourires, ou les drôles d’activités qu’elles font (comme tenir un bébé à l’envers ou se mettre 2 bâtons dans le nez).

Par contre, j’avoue avoir eu du mal à « rentrer » dans leur histoire car leur disposition, le fait que la plupart ont été déplacées de leur lieu d’origine, les belles allées bien propres qui permettrait presque de faire cette balade en talons m’ont un peu donné l’impression d’être dans une mise en scène et pas de les découvrir au milieu de la forêt comme ce que j’imaginais…

◊ La balade pour les autres sites (et bonnes et mauvaises rencontres…)

Le lendemain, nous avions prévu une longue balade (certains nous ont dit 10h de marche… mais c’était sûrement pour nous vendre le trajet en jeep, d’autres nous ont parlé de plutôt 5h… bref, nous avions prévu la journée !) permettant de rejoindre d’autres sites de statues plus éloignés nommés El Purutal et El Chaquira (oui, comme la chanteuse !). En dehors de l’aspect « statues », cette balade devait nous permettre aussi d’avoir de magnifiques points de vue sur les montagnes et la forêt ! Nous sommes donc partis tôt le matin, le pique-nique dans le sac, avides de voir tout cela !

Nous quittons la route au niveau du parc archéologique pour nous enfoncer dans un petit chemin en cailloux qui monte doucement une colline. De part et d’autre du chemin, nous voyons des champs de café et quelques femmes y travaillant qui nous sourient lorsque nous les dépassons ainsi que quelques fermes.

Des champs de café

Un jardin très fleuri et coloré nous interpelle et nous voyons en sortir la tête d’un petit homme qui nous invite à approcher. Il s’agit d’un jardin entièrement dédié aux plantes médicinales et il nous fait faire un rapide tour en nous expliquant quelques plantes et leurs usages. Nous voyons des fleurs pour soigner les maux de tête, les maux de ventre, arrêter les saignements, et goûtons une feuille de coca qui, en la mâchant un petit moment, permettrait de vaincre le mal de l’altitude. Il nous montre également son plan de cannabis, qui lui permet de produire de l’huile pour soigner les rhumatismes (eh oui, ces plantes avaient des usages médicinaux traditionnels avant d’autres usages !).

Voilà à quoi ressemble la coca !

Tout contents de cette rencontre, nous repartons de plus belle sur notre chemin en direction du premier point archéologique : le Purutal. Mais nous n’avions pas compté sur le fait que pour cela, il faut passer à côté de nombreuses fermes et que les fermes sont toutes gardées par des chiens. Attention, pas les gentils chiens qui dorment sur la terrasse et ne lèvent qu’une oreille à notre approche. Non, des chiens pour qui notre présence est totalement indésirable et qui cherche à nous faire partir par tous les moyens. Et je peux vous dire que quand vous voyez débarquer 4 ou 5 chiens sur vous en grognant sans savoir à quoi ils sont prêts, ça fait peur ! Le plus agaçant peut-être est de voir que leurs maîtres, parfois présents, ne tentaient même pas de les retenir pour nous laisser passer.

Un des chiens rencontré (qui avait pourtant commencé par nous grogner dessus) a ensuite décidé de nous accompagner sur notre route (exactement comme cette petite chienne dans le désert de Tatacoa), ce qui n’était pas plus mal car il permettait de distraire les autres chiens rencontrés qui ne s’intéressaient plus beaucoup à nous. Toutefois, au bout d’une bonne heure et demi de montée à se faire aboyer dessus tous les 5 mètres (sans exagérer), nous en avons eu marre ! Et c’est les 5 chiens très très agressifs qui nous barraient la route au loin qui nous ont découragés et nous ont fait faire demi-tour.

Nous avons songé à prendre un autre chemin pour continuer notre balade mais une femme rencontrée sur la route nous a expliqué que le chemin que nous voulions prendre était occupé par de nombreux chiens susceptibles de mordre (alors qu’apparemment, le chemin que nous avions pris était assez sûr…).

Conclusion : nous ne nous rendions pas compte qu’il pouvait y avoir autant de chiens non gardés et agressifs sur notre chemin, même si c’était quelque chose que nous avions lu sur les pays d’Amérique latine… A l’avenir, nous notons de nous renseigner en avance sur leur présence et la possibilité de passer sans problème ou non !

Nous avons donc décidé de rebrousser chemin, un peu déçus de ne pas avoir vu plus de ces magnifiques paysages…

A noter pour poursuivre la visite à San Agusin : vous pouvez vous procurer une carte des différents sites (pas très précise, c’est plutôt pour avoir une idée de à quoi ça ressemble), aux différents points touristiques présents au milieu de San Agustin. Les employés ne manqueront pas de vous demander si vous chercher quelque chose en passant dans la rue !

Il est aussi possible de payer un tour en jeep pour aller voir d’autres points d’intérêts plus éloignés, notamment la troisième plus grande cascade d’Amérique latine qui se trouve dans le coin !

A la fin de notre séjour à San Agustin, notre but était désormais de filer tout droit vers l’Equateur ! La suite au prochain épisode !

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Bonne route !

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