Colombie – Le désert de Tatacoa !

Après nos quelques péripéties et questionnements à Medellín et notre décision de ne pas aller jusqu’à Carthagène, nous reprenons un bus de nuit direction Bogotá. Nous avons un peu l’impression de revenir en arrière, oui, mais pour mieux reprendre notre élan et repartir puisqu’au bout d’une journée à Bogotá nous repartons pour plus d’espaces sauvages cette fois !

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Colombie. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

◊ Retour à Bogota : le musée de l’or

A Bogotá, nous avons tout de même pris le temps de visiter le musée de l’or (gratuit), qui retrace l’usage de l’or dans les différentes tribus qui vivaient en Colombie avant la colonisation. Et l’on peut voir que malgré le fait que ces tribus avaient assez peu de contacts entre elles (dû à la géographie du pays qui fait que traverser une montagne de 5000m pour se dire coucou, c’est pas très pratique), on retrouve tout de même pas mal de similitude dans les bijoux, ornements, etc qu’elles pouvaient produire (Nous avons vu un nombre incalculables d’anneaux gigantesques pour le nez –ça nous a fait un drôle d’effet).

Quelques exemples de masques et de bijoux !

◊ Direction le désert de Tatacoa !

Nous voilà donc parti pour Neiva, à 300 km au sud de Bogotá où nous arrivons à 6h30 du matin ce vendredi 12 octobre (oui, la date est importante). De là, nous montons dans une jeep qui nous permet de faire tout le trajet jusqu’au désert de Tatacoa, notre destination. Pendant le trajet (environ 1h30), nous rencontrons 1 français et 1 suisse faisant leurs études en Colombie qui nous pose cette drôle de question « Comment vous avez été au courant du festival ? ». Hein ? Quel festival ? Il s’avère que nous arrivons à Tatacoa pile au moment d’un festival de musique électro, qui se tient lui-même au beau milieu du désert, c’est fou, non ? Du coup, nous croiserons des bandes de festivaliers, la plupart jeunes et occidentaux, transportant tout le matériel d’un festival réussi : tentes, glacières et déguisements. Nous avons songé pendant 2 minutes à nous y rendre aussi (rien que pour l’idée d’écouter de la musique dans un désert !!), mais nous ne sommes pas vraiment électro et le prix d’entrée était hors de notre budget. Pas grave !

Coucou toi ! Tu croyais qu’on t’avait pas vu ?

Petite note : si vous ne voulez pas faire tous vos repas aux restaurants présents dans le désert (qui ne sont toutefois pas bien cher – 7000 à 8000 pesos pour un repas complet), pensez à faire vos courses en avance ! Nous sommes arrivés à Neiva bien avant l’ouverture du supermarché et nous n’avons pu trouver qu’une petite supérette vendant 3 boîtes de thon et du jus de fruit périmé (le tout hors de prix). De plus, Neiva n’est vraiment pas le genre d’endroit où l’on a envie de rester, même en journée, beaucoup de Colombien nous ont mis en garde sur cette ville… Fin de la parenthèse !

Le plan du désert et de ce que l’on peut y voir !

Nous arrivons donc au premier camping du désert (nous pensions qu’il n’y en avait qu’un, mais on en a trouvé au moins 5 ou 6 autres sur la route par la suite), où nous retrouvons avec plaisir un peu de chaleur, ce qui nous permet de faire nos lessives ! Eh oui, avec seulement 2/3 t-shirts par personnes, nous nous en sortons en les lavant sous la douche, au savon, dès que possible. Le plus compliqué reste le séchage , c’est pourquoi nous sommes très contents de pouvoir tendre 2 fils autour de notre tente et d’étendre notre linge.

Posés au camping !

Une fois fait, c’est parti pour l’exploration ! Le gros point pratique de ce désert, c’est qu’il est totalement faisable à pied ! Ce n’est pas le genre d’endroit où si tu n’as pas de voiture, tu seras limité à la petite balade d’1h qui pars du centre touristique (oui, il y a plein d’endroits comme ça !), du coup, c’est très pratique pour nous et nos petites jambes. Nous décidons tout de même d’emprunter 2 vélos tout rouillés à notre camping pour pouvoir aller aussi loin que l’on veut sans avoir peur de la tombée de la nuit (il faut dire aussi que lorsque nous sommes partis, il était déjà 15h…).

◊ Le désert blanc à vélo

Le désert est en 2 parties : une plus petite partie qui est le désert rouge, et le reste du désert qui est le désert blanc. Puisque nous avons les vélos, nous décidons de commencer par cette dernière et nous voilà partis à pédaler le long de la route caillouteuse qui traverse le désert suivi d’une petite chienne qui nous court après.

Le désert blanc

Nous pensions qu’elle logeait à notre camping et allait bientôt partir, mais non, elle a bel et bien passée toute l’après-midi avec nous, nous suivant tant bien que mal en haletant derrière nous, puis trottinant à nos côtés lorsque nous quittions nos vélos pour explorer à pied. Nous passons donc une merveilleuse après-midi à visiter cette anomalie de la Colombie sur 330 km² dont le reste du pays est au choix montagneux ou tropical.

Cette petite chienne nous aura adopté pour l’après-midi !

Les paysages sont dingues, nous zigzaguons entre des cactus plus hauts les uns que les autres et nous observons les couleurs changeantes des pierres et des cheminées naturelles de ce désert tantôt d’en haut et dominant les immenses canyons, tantôt d’en bas en remplissant nos chaussures de poussières.

Pensez à vous hydrater !

Nous décidons de rebrousser chemin lorsque le soleil commence à se coucher, histoire de ne pas faire la route du retour de nuit et là nous avons droit à un nouveau spectacle : sûrement un des plus beaux couchés de soleil que nous ayons pu voir dans nos vies !

Le calme du soir s’installe tranquillement tandis que nous nous posons à une petite terrasse près de notre camping pour déguster un jus d’ananas et un jus de mûre… au cactus ! C’est la petite spécialité du coin apparemment et nous observons la famille qui tient le café enlever les épines des cactus et les mettre directement au mixeur. Le rendu est étonnant mais très bon ! (Un peu gluant toutefois sur la fin…).

◊ Voir les étoiles dans le désert

La nuit tombée, nous nous rendons à quelque mètres de notre camping à l’observatoire astronomique du désert où tous les soirs, pour 10 000 pesos par personnes (environ 2,5 €), on peut observer les étoiles avec un astronome qui nous explique comment le ciel fonctionne. Ce désert est sensé être un des meilleurs points d’observations des étoiles de Colombie et nous sommes très excités à l’idée de pouvoir voir le ciel aussi nettement ! Malheureusement, ce soir-là, il y a pas mal de nuages et nous voyons quelques étoiles mais pas de là à casser 3 pattes à un canard (expression du jour, bonjour). L’astronome nous montre quelques constellations et nous explique comment retrouver Mars et Saturne (les planètes observables à ce moment-là) toutes alignées sur le plan de l’écliptique tant qu’il peut lorsque les nuages permettent d’y voir quelque chose. Nous aurons même quelques instants pour admirer Saturne à la lunette !

Nous sommes bien entourés par ces immenses montagnes !

Nous rejoignons ensuite notre tente, prêts à passer notre première nuit bien tranquillement sous la toile… mais c’était sans compter l’orage qui nous tombe dessus vers 1h du matin ! Ce désert a la réputation d’avoir 2 jours de pluie par an… forcément, il fallait que nous tombions durant l’un de ces jours ! Lorsque les secondes entre les éclairs et le tonnerre ont commencé à diminuer drastiquement jusqu’à ce que nous ayons l’impression que la montagne s’écroule en même temps d’être aveuglé par une lumière blanche venue de nulle part, nous avons commencé à remettre en considération l’emplacement de notre tente sous 2 arbres (pour avoir de l’ombre…) et nous avons préféré rejoindre la terrasse protégée par un toit attenante à la cuisine du camping. Nous avons attendu une petite heure, profitant du spectacle à la fois grandiose et effrayant des orages de montagne.

Nous avons finit par réintégré notre tente de compèt’ dans laquelle aucune goutte n’est passée (on est vraiment content de l’avoir achetée celle-là !). Nous nous sommes réveillés le lendemain dans un véritable lit de boue mais au sec !

◊ Deuxième journée : le désert rouge

 Nous avons profité de notre deuxième journée au désert pour visiter cette fois la partie « désert rouge », qu’un chemin propose de parcourir en 2h. Nous descendons par un petit sentier boueux parmi les collinettes de sable aux couleurs brun foncé ou rouge et nous nous enfonçons dans cet espace lunaire, tout plissé et piqué de grands cactus verts. Au loin, d’immenses cheminées de sable rouge nous attirent irrésistiblement et nous nous en approchons pour découvrir à leur sommet quelques chèvres qui nous regardent bizarrement.

Après cette balade matinale, nous prenons un tuk-tuk (négocié à 15 000 pesos) pour rejoindre Villa Vieja où de là nous reprenons une jeep pour Neiva (15 000 pesos également). Nous enchaînons ensuite par un bus direction San Agustin et ses statues très mystérieuses, notre prochaine destination !

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Bonne route !

10 réponses sur “Colombie – Le désert de Tatacoa !”

  1. Vraiment super jolie ; je me rends compte que j’ai absolument aucune idée des paysages de l’Amérique du Sud à part la foret Amazonienne. Le desert rouge est super beau, ça me rappelle mon bref passage au Colorado à Garden of the Gods.
    Sur FB vous avez mentionné les moustiques, mais sinon ça va, y’a pas trop de petites bêtes qui vous embêtent ? On y échappe pas trop en camping dans ces coins là, non ?

    Aimé par 1 personne

    1. C’est exactement pareil pour nous, à part l’Amazonie ou le Machu Pichu, nous n’avions aucune idée de ce qui nous attendait ! Ce qui rend la découverte encore plus dingue 🙂 Oui moi aussi, elles m’ont beaucoup fait pensé aux déserts américains ou au grand canyon !
      Merci de t’inquiéter pour nous pour les moustiques ! Nous n’avons quasiment pas été embêtés, nous avons été très peu piqués car il a fait relativement frais les soirs jusqu’à maintenant et nous sommes souvent en altitude donc il n’y a pas trop de moustiques ! Nous n’avons même pas eu besoin de prendre notre traitement anti-palu pour le moment, on s’en sort bien 🙂 On a acheté ces chemises en prévision !

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  2. Quelqu’un m’a dit il y a peu que, niveau astronomie, pour retrouver l’étoile du Berger, il faut prendre la queue de la grande ourse et reporter environ 5 fois sa longueur. Moi j’aurais dit plutôt 3. Mais j’étais trop occupé à repérer ma 12e étoile filante. Si cette personne passe par ici, je lui fais un coucou amical.

    Le désert blanc m’a fait penser aux paysages lunaires de la Sicile. 60 bornes jusque l’Etna en ne croisant qu’une simple ferme à écouter du Placebo, pour se retrouver finalement en haut du volcan, la lave coulant à mes pieds, le jour de mon 14e anniversaire. Je crois que c’est l’un des plus beaux et irréels souvenirs de ma vie.
    Merci de m’avoir fait revivre ça par ton récit qui m’y a fait penser 🙂

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    1. Wahou cette anecdote sur la Sicile est dingue, tu m’étonnes que ça devait être à la fois impressionnant et magique !
      Bientôt tous nos repères sur les constellations ne nous serviront plus car ce n’est pas les mêmes dans l’hémisphère sud !

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  3. Super chouette tout ça (sauf l’orage, j’aurais grave flippé ^^ mais incroyable votre tente qui vous garde bien au sec !). Ca doit être marrant de boire du jus de cactus tout frais ! J’ai déjà goûté du sorbet au cactus et du sirop de cactus (j’adore le sorbet, le sirop un peu moins) mais ça ne doit pas être pareil là-bas 😉

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