Colombie – Passage de la frontière équatorienne et nos impressions sur les bus colombiens

Comme nous vous le racontions ici, nous sommes repartis de San Agustin pour un long voyage en bus direction la frontière de l’Équateur puis Otavalo, notre premier stop en Équateur !

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Colombie. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

◊ Les bus colombiens

De San Agustin, nous avons pris un bus direction Popayan en début d’après-midi, puis nous avons enchaîné sur un bus de nuit entre Popayan et Ipiales, la ville frontière côté Colombie. Comptez 75 000 pesos (environ 20€) pour le voyage total !

Entre San Agustin et Popayan, nous avons eu le plaisir de voir des paysages absolument grandioses pendant près de 5h de routes puisque nous sommes passés au cœur du parc naturel de Puracé, réserve faunique importante (notamment de tapir !). Nous observions les immenses montagnes recouvertes de forêts s’étendant autour de nous tandis que nous nous faisions ballotés en tout sens par la route non goudronnée traversant le parc. Nous avons même pu faire un arrêt dû au passage compliqué d’un convoi exceptionnel. Nous avons trouvé cela absolument dingue que des camions aussi imposants puissent passer sur cette route étroite qui doit être complètement impraticable en cas de pluie !

La route en terre au milieu du parc naturel !

Arrêtés par le convoi !

Quelques rares photos de la route, impossible d’en avoir plus lorsque nous roulons !

En Colombie, nous avons eu l’impression que les chauffeurs de bus étaient totalement maîtres de leur emploi du temps. C’est-à-dire qu’il est tout à fait normal pour eux de faire 2 minutes d’arrêt pour taper la bise à une connaissance, s’attraper un sandwich, ou proposer aux passagers de s’arrêter goûter un fromage local (ce qui nous est arrivé sur ce trajet). Il ne faut donc absolument pas se fier aux horaires et être pressé et voir le bus comme un simple moyen de transport sans vie ! Alors on embarque, on essaye d’avoir un peu de places pour ses genoux et on se demande ce que ce trajet nous réserve !

Petit arrêt pour acheter du fromage !

◊ Arrivée au passage frontières

Nous sommes arrivés à Ipiales au petit matin et avons directement pris un taxi pour nous conduire à la frontière. Nous nous sommes arrêtés à un premier poste frontière (côté Colombie) où nous avons fait 1h de queue mais que nous n’avons pas vu passer grâce aux 3 français rencontrés dans la file : un couple parcourant l’Amérique latine à vélo (et ayant auparavant fait du bateau-stop !) et une étudiante s’étant programmée 4 mois et demi de visite également. Sans aucune question particulière de la part des autorités colombiennes, nous quittons ce bâtiment avec notre tampon de sortie de la Colombie !

Petite note : nous avions lu qu’il fallait se méfier en passant la frontière de personnes pouvant mettre discrètement de la drogue dans nos sacs pour lui faire passer la frontière et être récupérée de l’autre côté par un complice. Nous ne savons pas si c’est véridique ou pas, mais nous avions pris la précaution de bien fermer nos sacs et de les recouvrir de leur cape de pluie (ce qui permet de ne leur laisser aucun accès).

On refait les sacs en arrivant à Ipiales (aux côtés de Gandhi)

Au poste frontière côté colombien

Nous parcourons ensuite les quelques mètres sur le pont reliant les 2 frontières en passant sous le panneau « Merci d’être venu en Colombie » et « Bienvenu en Équateur ». C’est la première fois que nous passons une frontière de cette manière,  à pied, la sensation est assez étrange !

De l’autre côté, un autre poste-frontière (côté équatorien), nous permet d’obtenir en 2 minutes notre tampon d’entrée, et c’est parti !

Ca y est, nous sommes en Equateur ! (Avec Séverine, rencontrée sur la route !)

Aussitôt passés la frontière, nous trouvons de nombreuses personnes nous proposant d’échanger notre argent. Nous nous mettons d’accord sur un taux et changeons nos 207 000 pesos colombiens en 68 $ américains (la monnaie ayant cours en Équateur). Le contraste est étrange entre notre liasse de billets colombiens disparaissant en seulement quelques dollars !

Au revoir les jolis milliers colorés de Colombie !

Il nous faut ensuite prendre un bus collectif (0,75 $) jusqu’à Tulcan, la première ville équatorienne de ce côté de la frontière. Enfin, de là, nous enchaînons sur un bus direction Otavalo (3,75 $) ! Nous arrivons à Otavalo en début d’après-midi, le temps de profiter d’une petite balade dans son célèbre marché artisanal ! Mais ça, on vous en parle la prochaine fois !

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Bonne route !

8 réponses sur “Colombie – Passage de la frontière équatorienne et nos impressions sur les bus colombiens”

  1. Merci de partager ça avec nous! On ressent un peu l’atmosphère particulière du voyage à travers tes photos, ça fait voyager! Géniale la petite cabane pour acheter du fromage! des bisous ❤

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  2. Je suis ravie de découvrir votre blog et les pures beautés de la nature avec vos photos des montagnes magnifiques! J’aimerais tant y être! Bonne continuation pour votre périple.

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  3. Quand je pense à un passage de frontière (hors UE) je m’imagine toujours des complications ^^ mais le vôtre avait l’air plutôt paisible et sans encombres !
    C’est intéressant cette histoire de bus, ça fait réfléchir sur notre rapport au temps également : les Occidentaux sont toujours beaucoup plus pressées que d’autres populations (j’en suis coupable, hein !). En Inde c’est pareil, faut pas être trop stressé.e ni s’attendre à ce que le bus arrive à l’heure, ou arrive tout court… ^^

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    1. Moi aussi je m’attendais à galérer pour passer les frontières, à ce qu’on nous pose des questions (notamment pourquoi nous n’avons pas de billets d’avion pour sortir du pays ?), je ne pensais pas que ce serait si facile ^^ Et pour les bus, c’est clair que quand je repense au fait qu’en France, quand j’envisageais de prendre un flixbus par exemple au lieu du train pour économiser des sous, cela me paraissait impensable de faire 6h de bus plutôt que 2h de train… aujourd’hui, je vois les choses très différemment ^^

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      1. Ah oui c’est sûr que ça fait prendre une nouvelle perspective… je n’en suis pas encore là mais par exemple je dois aller à Lille cette année et ça me prend 7h en train et 1h30 en avion – mais quand j’ai dit à des copines que je prendrai le train, elles étaient étonnées !

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      2. Super initiative !! C’est sûr que chez nous, ça parait fou de se taper 7h de transport… mais quand on peut se le permettre niveau temps, autant le faire, c’est moins cher et plus écolo 🙂

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