Equateur – 1er Arrêt : le marché artisanal d’Otavalo

Ne sachant pas trop par où commencer en Équateur, nous avions prévu de passer par Otavalo, à seulement 2h de la frontière colombienne, réputée pour son célèbre marché artisanal. Nous y avons passé 2 jours, le temps de découvrir à la fois le marché et la ville, mais aussi de faire une des nombreuses et magnifiques randonnées du coin : le tour de la Laguna Cuicocha (que nous vous raconterons dans le prochain article !). Je pense que nous aurions pu facilement passer plus d’une semaine dans cette petite ville très agréable à profiter des alentours (il y a notamment pas mal de randonnées et d’ascensions relativement faciles dans le coin comme le mont Fuya Fuya ou l’Imbabura  – d’après ce qu’on a vu !).

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Equateur. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

Otavalo se trouve à 2530 m d’altitude et est entourée par 2 volcans principaux dont on voit les pics dépasser des bâtiments de la ville : le Cotacachi à 4944 m et l’Imabura à 4609 m tous deux éteints. Notre chambre d’hôtel avait vu sur l’Imbabura et se réveiller le matin et l’apercevoir aux premières lueurs de l’aube est juste incroyable !

Le marché sur fond d’Imbabura !

Nous avons pu visiter le marché d’Otavalo à 2 reprises et à 2 ambiances différentes : en semaine, il se concentre uniquement sur la Plaza del Poncho, l’ambiance y est relativement calme et il ne consiste « qu’en » une trentaine de stands de souvenirs et de produits artisanaux. Le samedi en revanche, il double voir triple de volume, s’étendant dans toutes les rues qui partent de la Plaza del Poncho et se diversifie également en marché aux fruits et légumes, graines et produits de consommation.

Nous avions lu qu’il existe également un marché aux animaux où l’on peut acheter poulets, cochons et lapins vivants mais apparemment, nous n’y étions pas à la bonne saison pour voir cela !

Où s’arrête le chien et où commence la carpette ??

Le marché d’Otavalo ressemble à première vue à une immense boutique de souvenirs équatoriens où l’on peut repartir avec sa peluche de lamas, son attrape-rêve souvenir (dont on doute qu’il a vraiment été fabriqué en Équateur…) ou des dizaines de paires de boucles d’oreilles à bas prix, et en général, nous fuyons ce genre d’endroit. Mais le réduire à cela serait oublier qu’en dehors de cela, il s’agit du plus grand marché d’artisanat d’Amérique du Sud et du rassemblement de tout ce qui fait la culture et le savoir-faire équatorien. Nous avons pris énormément de plaisir à flâner parmi ces innombrables allées, à toucher les pulls tout doux en laine d’alpaga, à écouter les musiciens de rues jouer de la flûte de pan et à observer toutes ces femmes et ces hommes équatoriens vêtues de manière traditionnelle en train de tricoter, d’écosser des petits pois ou simplement de se raconter des blagues d’un stand à un autre.

En parlant d’habits traditionnels, nous les avons trouvés vraiment très beaux et colorés ! En détail :

  • Les femmes portent en général une longue jupe épaisse de couleur foncée (noire, marron, bleu marine, violette), assorties d’une ceinture en tissus avec des motifs complexes et colorés. En haut, elles portent un chemisier blanc sans épaule avec des petites fleurs cousues un peu partout. Pour compléter le tout : un grand châle de couleur foncé et un panama parfois assorti d’une plume de paon ou une sorte de chapeau fait avec plusieurs écharpes disposées sur leur tête !

 

  • Les hommes portent de larges pantalons de velours marron, bleu foncé ou noir avec de grandes chemises amples et épaisses. De même que les femmes, il se recouvre également d’un grand châle et d’un panama.

Cet homme jouait…. du peigne ! Et c’était plutôt musical !

Mais une des choses communes aux hommes et aux femmes et que nous avons trouvé le plus fascinant est le fait que la grande majorité d’entre eux ont les cheveux très long, d’un magnifique brun et coiffés avec de superbes tresses qui descendent jusqu’en bas de leur dos. Il en est presque difficile de différencier les petits garçons des petites filles lorsque l’on voit les très longues et jolies tresses qu’ont les enfants !

La partie fruits et légumes que nous avons découvert le samedi est certainement celle qui nous a le plus intéressée car à l’inverse du reste du marché, on y croise en grande majorité des équatoriens venus faire leur courses et très peu de touriste. Nous avons observé, fascinés, les femmes assises par terre en petits groupes tandis que s’étalent devant elles sur des bâches des fruits exotiques, des choux ou des pommes de terre. Elles semblent à peine faire attention à leur vente, occupées à discuter, à tresser les cheveux des enfants ou à faire toutes sortes de travaux manuels. Nous avons croisé des hommes portant l’équivalent de 3 ou 4 fois leur poids sur leur dos et traversant tant bien que mal la foule du marché, de vieilles femmes transportant de gros baluchons soutenus par une écharpe, et des enfants accrochés aux dos de leur mère comme des bébés koalas.

Les visages sont plus plats qu’en Colombie, les teints plus mâts, les yeux presque bridés et nous passons pour des géants du haut de nos 1m70. Nous trouvons les gens incroyablement beau et charmants et nous passons presque 3h à errer dans ce marché en achetant presque rien (… enfin sauf un super pull en alpaga pour moi qui tient tellement chaud que l’usage d’un manteau est presque superflu désormais !).

Petite note sur les trucs bizarres que l’on trouve au marché – ce que l’on a trouvé (ou pas trouvé) :

  • Des magasins entiers (3 ou 4 côte à côte) remplis de plaids, coussins, sacs, pyjamsa etc en matière polaire rose vif, violet, jaune et avec des petits motifs papillons ou fleurs…enfin des trucs un peu kitsch quoi. Le genre de magasin où on a envie de se rouler dedans.

Ca ne fait pas rêver tout ce doux ??

  • Des glaces qui ne fondent pas ! On voyait des femmes avec des bacs à glace et des cornets enfoncés dedans passer des heures au soleil sans s’inquiéter…. Nous avons compris ! Il ne s’agit pas de glace mais d’une espèce de mousse sucrée… on s’en serait passé, finalement ^^
  • Des boutiques de copies de DVD empilés !

  • Des cartes postales – pas trouvées ! De même qu’en Colombie, nous pensions en trouver dans cette ville si touristique, eh bien non ! L’explication serait que les timbres coûtant très chers en Équateur (entre 4 et 5 $ d’après ce qu’on nous a dit), les équatoriens n’en envoient simplement pas…
  • De l’essence F – pas trouvée… et ça, c’est un problème pour nous ! Nous sommes partis avec un petit réchaud fabriqué en canette de coca (oui, ça fonctionne !) se basant sur les dires d’autres voyageurs comme quoi on trouve de l’essence de cuisine partout pour le faire fonctionner… eh bien voilà 3 grosses villes que nous faisons et toujours rien ! Nous avons renoncé donc et avons racheté un petit réchaud à gaz à un groupe de français rencontré à Otavalo.

Nous avons failli passer à côté de ce marché, penser qu’il s’agirait d’une attraction à touriste valant peu le coup, nous avons bien fait d’y faire un arrêt ! Notamment pour le plaisir de lever de temps en temps les yeux et d’apercevoir un des 2 immenses volcans entourant Otavalo…

Si vous voulez être au courant des dernières news/voyages/bêtises, n’hésitez pas à vous inscrire sur notre page Facebook !

Bonne route !

2 réponses sur “Equateur – 1er Arrêt : le marché artisanal d’Otavalo”

Tu me racontes un truc ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s