Equateur – Parc national du Cotopaxi

Après ces 3 jours loin de tout dans le parc du volcan Pasochoa, nous parvenons à Latacunga, point de départ pour de nombreux voyageurs vers les sommets et randonnées les plus célèbres d’Équateur : le Cotopaxi (5897 m), le Chimborazo (6268 m ), l’Illiniza Norte (5116 m) et la boucle du Quilotoa. Nous débarquons à notre auberge de jeunesse (Hostal Cafe Tiana, nous recommandons, très conviviale, avec une cuisine pour se mijoter de bons petit plats !) sans avoir trop d’idée de la suite de notre voyage, en sachant seulement que c’est sûrement l’endroit le plus indiqué pour nous préparer à une prochaine ascension de volcan.

La vue depuis la terrasse de notre auberge… sympa !

Très vite, nous comprenons que, justement, la « prochaine ascension » est le sujet numéro 1 de tous les voyageurs de cette auberge. Ici, la manière la plus simple d’aborder quelqu’un est en lui demandant quel sommet il compte faire le lendemain. Les mots « Cotopaxi », « Quilotoa », «guide », «équipement » reviennent sans cesse au détour des couloirs de l’auberge. Ce qui est d’ailleurs plutôt pratique pour nous car quelques informations glanées par-ci par-là auprès de sympathiques personnes rencontrées nous permettent d’organiser la suite de notre voyage ! Et c’est bien le Cotopaxi, plus haut volcan actif d’Équateur et notamment célèbre pour sa forme de cône parfait, qui sera notre prochaine étape !

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Équateur. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

Seulement, s’y rendre ne semble pas si évident que ça puisque rien ne semble clair sur la manière de rentrer dans le Parc National du Cotopaxi : il faudrait obligatoirement un guide d’après de nouvelles normes instaurées dans le parc (qui, évidemment, coûte bien cher), mais certains seraient quand même rentrer à pied sans se faire embêter par les gardiens… La plupart des personnes de notre auberge optent pour l’excursion à la journée, qui permet pour une trentaine de dollars par personne d’être conduit jusqu’au parking sur le Cotopaxi (à 4500 m), puis de terminer à pied les 300m de dénivelés jusqu’au refuge (4800 m) puis jusqu’au début du glacier (5000 m). Mais l’idée ne nous convient pas : trop rapide (une journée pour le voir, c’est triste !) et surtout hors-budget pour nous. Alors nous optons pour la solution plus lente et nous nous préparons à nous installer 3 jours en mode camping dans ce parc. La question est désormais de savoir comment y entrer !

Un panneau qui parle du risque d’éruption !

Nous tentons notre chance en nous rendant chez un certain Jorge, trouvé grâce à Couchsurfing et qui s’avère être guide de montagne. Nous ne savons pas ce qu’il peut nous proposer pour le Cotopaxi, mais l’idée de passer 1 nuit dans sa cabane au milieu des bois nous tente bien et nous nous disons que c’est toujours une aventure de prise ! Et effectivement, nous passons une super nuit dans sa maison aux allures de « petite maison dans la prairie » construite par ses soins avant de décoller le lendemain pour le parc national du Cotopaxi après s’être arrangé avec lui sur la somme de 25 $ pour 2 pour le trajet de sa cabane au camping du parc (situé quasiment en face du Cotopaxi). Ce deal, la manière la moins chère et la plus certaine pour rentrer (puisque nous sommes désormais accompagnés d’un guide) que nous ayons trouvée, nous convient bien !

La petite maison dans la prairie !

Jorge nous lâche donc aux alentours de 8h30 du matin (le parc ouvre ses portes à 8h) au beau milieu du parc tandis que le Cotopaxi se laisse apercevoir derrière les premiers nuages de la matinée qui commencent à le recouvrir. Nous sommes à 3800 m d’altitude, il fait plutôt frais et nous plantons la tente le plus rapidement possible pour entamer l’ascension du Ruminahui (4700 m) situé juste en face du Cotopaxi et qui permettrait d’avoir une belle vue sur celui-ci. Cette randonnée conseillée par Jorge nous semble une bonne idée pour commencer et nous mettre en condition.

Premier pas dans le parc national !

Hélas, c’était sans compter les conditions climatiques et le fait que partir à 9h30 pour une balade… c’est déjà beaucoup trop tard ! Cela aura été notre grande contrainte pendant ces 3 jours dans le parc du Cotopaxi : à partir de 12h chaque jour (parfois avant !) de gros nuages s’étaient amoncelés sur les cimes du Ruminahui et du Cotopaxi (notre camping se situant exactement au milieu), éclatant inexorablement dès le début d’après-midi. Et être trempé par un orage à 3800 m d’altitude quand il fait 6 degrés la journée… ce n’est pas envisageable si on souhaite passer la nuit sans attraper une pneumonie ! Nous avons donc bien vite rebroussé chemin pour courir se mettre à l’abri aux alentours de 14h pour ce premier jour dans le parc. La balade est finie pour la journée !

La laguna Limpopungo d’où part le sentier pour le Ruminahui

Le Ruminahui

N’ayant rien de mieux à faire du reste de l’après-midi, nous avons commencé à observer les allées et venues de la gardienne du petit refuge situé à côté de notre camping et la voyant entamer le grand nettoyage de printemps (plutôt d’hiver en fait d’après les Équatoriens !), nous lui proposons notre aide. Elle refuse mais nous ne savons pas si c’est ça, ou nos fripes toutes trempées qui lui ont inspiré cette gentillesse, mais elle nous propose de nous offrir gratuitement la première nuit dans le parc en tant que « courtoisie de la maison » et nous propose de choisir entre notre tente et son refuge.

Notre tente presque invisible !

A savoir : une nuit en tente au camping du Cotopaxi coûte 5 $ dollars/tente (papier toilette, sac poubelle et bois pour le feu fournis) et une nuit en refuge coûte 15 $/personne. Le refuge sert à manger et à boire (boissons chaudes) mais accepte aussi de fournir de l’eau chaude pour faire sa propre cuisine.

Bienvenu au camping !

Au revoir le Cotopaxi, à demain…

Nous ne nous sommes pas faits prier 2 fois et optons immédiatement pour la nuit dans son refuge qui promet d’être bien plus chaude que celle dans notre tente ! Nous passons le reste de l’après-midi à jouer aux échecs, lire et regarder le Cotopaxi disparaître sous les nuages. Nous goûtons également au Colada Morada, un jus de myrtille chaud, produit spécifiquement durant la Toussaint ! On le mange en trempant de petits croissants dedans et c’est délicieux (et ça réchauffe !). Nous nous couchons à 21h bien au chaud pour être prêts à partir à l’ascension de ce fameux volcan le lendemain.

Le Colada Morada !

◊ Sur le Cotopaxi !

5h00, le réveil sonne et nous nous préparons sans bruit aux premières lueurs de l’aube pour le Cotopaxi qui semble avoir disparu pendant la nuit derrière une épaisse nappe de brouillard (à croire que quelqu’un le démonte chaque nuit pour le réinstaller un peu plus tard). Ayant désormais l’expérience du mauvais temps en montagne, notre objectif est d’arriver au glacier du Cotopaxi, à 5000m, vers 11h afin d’entamer directement la redescente et d’être à l’abri pour le début d’après-midi. A 6h30, nous sommes sur la piste de terre qui traverse le parc pour rejoindre le chemin qui gravit le Cotopaxi.

Le parc n’étant pas encore ouvert, nous sommes totalement seuls et avons la chance de pouvoir profiter à la fois de l’immense vallée qui s’étale au pied du Cotopaxi, des sommets environnants que nous pouvoir apercevoir d’ici (notamment le Ruminahui) mais aussi et surtout, du Cotopaxi lui-même qui se dévoile enfin et apparaît immense à nos yeux ! Il semble surgir de nulle part, imposant, impressionnant et presque irréel. Nous observons sa forme véritablement parfaite de cône aux trois couleurs : vert en bas, rouge sang juste en dessous du glacier, puis blanc éclatant. Nous nous prenons à imaginer la bouffée de joie des alpinistes qui doivent être parvenus à son sommet à cette heure-là (l’ascension jusqu’au sommet se fait de nuit, départ à minuit pour arriver en haut à 6h du matin lorsque le temps est dans ses meilleures conditions). Ce volcan est véritablement une des plus belles choses que nous ayons vues dans nos vies !

Le Cotopaxi se dévoile

6h du matin, l’heure parfaite pour être au sommet !

Nous entendons soudain de drôle de grondements dans la brume et nous découvrons avec bonheur qu’il s’agit d’un troupeau de chevaux qui paissent tranquillement dans cette plaine recouverte de brouillard et qui ressemble à un paysage lunaire.

Après une bonne heure de marche, nous parvenons enfin au début de la route en zigzag qui mène jusqu’au parking à 4500 m et que prennent toutes les voitures pour monter au Cotopaxi. Apparemment, il n’y a pas de chemin spécial piéton et nous serons les seuls, de toute la journée à monter ainsi à pied. Cela peut sembler rébarbatif de marcher le long de cette route de gravier mais pour nous cela semblait une évidence : hors de question de s’attaquer à un volcan si majestueux en voiture et de parvenir si facilement à l’altitude des 5000 m ! Nous voulons le mériter ! De plus, cette ascension nous laisse tout le loisir de profiter du paysage, de la vallée qui s’éloigne de plus en plus sous nos pieds et de la cime du Cotopaxi qui se fait à chaque pas plus net, dévoilant les multiples détails de son glacier.

Ca grimpe !

Nous nous sommes de nouveau fait une copine canine sur la route ! Et en plus, elle sait poser…

Nous coupons les nombreux virages de la route en passant dans la végétation rase qui caractérise les flancs du volcan mais cela ne nous empêche pas de nous éreinter pendant presque 4h de montée. Nous voyons petit à petit apparaître le refuge à 4800 m mais celui-ci semble se rapprocher beaucoup trop lentement par rapport aux efforts que nous devons faire pour y parvenir. Il s’agit certainement pour nous de la balade la plus dure physiquement que nous ayons faite jusqu’à maintenant ! Bien qu’acclimatés à l’altitude, le souffle se fait quand même très court et chaque pas demande un grand effort de volonté.

Vue sur la vallée en contrebas

Après un temps qui semble interminable, nous parvenons finalement au fameux parking où toutes les voitures s’arrêtent permettant à leur passager de terminer les 300 m restant jusqu’au refuge du Cotopaxi à pied. Et là, une seconde bataille commence ! Le chemin jusqu’au refuge consiste en une pente très raide faite d’un sable noir (de la cendre et des scories volcaniques, le Cotopaxi étant encore actif, la dernière éruption date de… 2015 !), dans lequel chaque pas nous fait reculer de 10 cm et les 4h de montée que nous avons dans les jambes n’aident pas ! Mais allez, ce n’est pas maintenant qu’il faut s’arrêter ! Après encore une bonne heure de montée, nous parvenons enfin, épuisés sur la terrasse du refuge où quelques personnes se prennent en photo avec un grand sourire devant le panneau qui indique l’altitude de 4864 m (et oui, 57 m de plus que le Mont Blanc !!!). Malgré la fatigue (et la faim, ça creuse tout ça !), nous sommes simplement heureux, la tête vide, très fiers de nous-même.

Refuge, on arrive, attends-nous !

Nous entrons dans le refuge qui est exactement l’idée que je me faisais d’un lieu de départ pour les alpinistes faisant un sommet de 6000 m : un endroit qui ressemble à un pub avec de grandes tables en bois grossières, des bancs et des courants d’air mais très chaleureux grâce à l’atmosphère d’aventure et aux grands nombres de drapeaux des pays de personnes étant parvenues jusqu’au sommet et signés de leur part. Un escalier recouvert de chaussures de montagnes annoncent les chambres à l’étage supérieur. Nous nous installons à l’intérieur pour déguster nos sandwichs au thon et essayer de deviner qui, parmi les gens rassemblés ici, sont les courageux qui vont aller jusqu’à tenter le sommet. Nous ne nous attardons pas longtemps pour ne pas trop nous refroidir et lorsque nous ressortons du refuge, la montagne nous étonne encore puisque, la neige s’est mise à tomber ! Cela peut paraître anodin mais après un si grand effort pour parvenir jusqu’ici et à cette altitude, cet évènement à quelque chose de magique, tel un cadeau de l’univers !

(Ouaip, j’ai l’air fatiguée !… mais contente !)

Nous hésitons toutefois à parcourir les quelques mètres de dénivelés qui nous séparent encore du début du glacier, nous nous posons des questions sur notre capacité à redescendre pendant plusieurs heures ensuite et sur la tournure du temps avec les nuages qui s’amoncellent autour du cône du volcan. Mais bien décidés à ne pas avoir fait tout ce chemin pour rater cela, nous nous élançons toujours plus haut ! Nous prenons alors un petit chemin qui grimpe sur les flancs rouges vifs de cette montagne dans un espèce de sable mou.

Voilà le glacier !

Des petits filets d’eau de plus en plus nombreux creusant de grands sillons dans la montagne annoncent le début du glacier et de sa fonte. Nous assurons nos prises, attentifs à ne pas glisser sur cette roche instable et nous parvenons enfin à la première fine couche de glace blanche qui constitue le glacier. Au-dessus, en nous tordant le cou, nous discernons le sommet vertigineux du Cotopaxi qui semble inatteignable. Fou de joie d’être parvenu à notre but, de pouvoir toucher du doigt ce monde incroyable qui semblait si inaccessible lorsque nous étions tout petit à son pied, nous restons quelques instants la bouche grande ouverte à profiter de cet endroit hors du temps.

Nous avions songé pendant un instant à faire appel à notre ami Jorge pour peut-être aller jusqu’au sommet du Cotopaxi dont le glacier ne serait pas si compliqué techniquement que cela. Toutefois, nous sentons bien qu’il serait trop aventureux de s’essayer à cette ascension (et au tout premier glacier pour moi !) et nous nous arrêtons là, déjà parfaitement comblés. Nous ne tardons pas trop et commençons à redescendre, flottant sur un petit nuage, porter par cette nouvelle étape franchie dans nos vies.

Il faut redescendre !

La descente paraît tellement facile, presque un jeu d’enfant par rapport à la montée haletante que nous venons de terminer ! En effet, le sable meuble si dur à franchir dans l’autre sens, se transforme ici en une piste de ski improvisée et nous descendons en courant en faisant de grands pas freinés par le sable. Nous dévalons la pente à pleine vitesse, portés par les sensations de glisse et nous parvenons en 10 min au petit parking que nous avions délaissés presque 2h plus tôt.

Nous poursuivons notre descente, tantôt courant sur la route tantôt coupant dans les virages par la végétation et lorsque nous voyons les premières voitures redescendre, nous décidons de tenter notre chance en levant notre pouce ! 2 voitures totalement bondées d’équatoriens (C’était férié pour la toussaint, donc des dizaines de familles d’Equatoriens en profitaient pour visiter le volcan en s’entassant a 12 par 4×4 de location !) nous dépassent en nous faisant un petit signe de tête pour s’excuser, mais la troisième, un énorme pick-up américain s’arrête et ses 2 occupants, 2 jeunes d’à peu près notre âge, nous permettent de monter à l’arrière dans le coffre. Et c’est encore plus heureux que nous effectuons toute la redescente les cheveux au vent et que nous nous rapprochons inexorablement de la couche de nuage orageux qui s’étend dans la vallée. Un peu plus bas, la pluie arrivant, les 2 occupants du pick-up se tassent à l’avant pour nous faire de la place et nous discutons joyeusement avec eux jusqu’au retour à notre camping. Nous passons les dernières heures de l’après-midi comme la veille, à nous réchauffer comme nous pouvons avant d’aller nous coucher en buvant de la soupe.

Notre première nuit en tente à 3800 m d’altitude s’annonce très froide et nous nous emmitouflons dès 20h dans nos duvets en essayant de ne laisser plus aucun espace pour que l’air froid extérieur puisse y entrer. La nuit se passe finalement plutôt bien et nous repartons le lendemain pour l’ascension du Ruminahui, ce fameux sommet tenté dès notre arrivée dans le parc national du Cotopaxi mais qui nous avait échappé à cause du mauvais temps.

◊ Le Ruminahui (4 721m)

Le chemin débute au bout de la lagune Limpiopungo, grande zone humide occupée par des dizaines d’oiseaux à cette heure si matinale. Encore une fois, nous apprécions le bonheur d’être seuls dans ce parc et de pouvoir observer pour nous sa faune avant que ses portes n’ouvrent pour la journée. Nous rencontrons même un petit faon qui semble s’être égaré.

Coucou toi !

Et des petits lapins !

Le Ruminahui qui domine la laguna Limpiopungo

Le Cotopaxi nous observe de l’autre côté !

Nous démarrons le petit sentier qui au bout de 2h de marche nous réserve déjà un paysage fantastique puisque nous parvenons au sommet d’une crête herbeuse se rendant tout droit au sommet principal du Ruminahui. Nous observons en contrebas la vallée verdoyante traversée de petits cours d’eau s’étendre jusqu’à atteindre d’autres chaînes de montagnes plus loin. Le soleil brille intensément ce qui est très bienvenue depuis ces 3 jours à avoir froid comme jamais !

Le Ruminahui semble incroyablement austère de par son grand rempart noir, acéré, sans aucune végétation (Pour ceux qui sont fans du Seigneur des Anneaux, nous ça nous a beaucoup fait pensé au Mordor !). Nous parvenons facilement à son pied et il reste ensuite une belle grimpette dans des cailloux roulant sous nos pieds et nous échappant pour tomber dans le vide.

Vous voyez déjà où je veux en venir ? Je n’ai malheureusement pas pu aller beaucoup plus loin ! Nous avons entrepris de marcher le long de cette pente (qui, je pense, n’a absolument rien de compliqué pour quelqu’un n’ayant pas le vertige !!), suivant les traces de deux britanniques devant nous qui nous ouvrent la voie. A à peine 50 m des derniers rochers du sommet, ma limite est atteinte, la peur me paralyse et je suis incapable de faire un pas ni en avant, ni en arrière. La vue sous nos pieds est à couper le souffle, nous nous sentons tout petits perchés sur cette grande montagne devant un tel paysage.

Le sommet n’est pourtant pas loin !

Et pour parfaire le tableau, de gros nuages noirs commencent déjà à recouvrir la cime du Ruminahui nous obligeant à prendre une solution rapidement. Pestant et rageant contre moi-même, je décide à contre-cœur de faire demi-tour, pour assurer notre redescente qui risque d’être lente et laborieuse. En effet, paralysé par la peur, je ne trouve pas d’autres moyens que de redescendre sur les fesses, ce qui me demande déjà un gros effort de volonté pour parvenir à avancer lentement mais sûrement, me trainant le long du chemin, assurée par Clément qui m’ouvre la voie. Parvenus au pied de la paroi, de retour sur cette magnifique crête herbeuse, je n’ai pas le temps de me remettre de mes émotions puisque les premiers grêlons commencent déjà à tomber ! Nous nous mettons à courir le long de la crête, nous accordant quelques pauses pour marcher afin de redescendre le plus vite possible et d’éviter de finir trempés. Nous revenons finalement aux petits belvédères entourant la lagune Limpiopungo les jambes trempées mais au moins contents d’avoir sauvé nos chaussures ! Nous attendons une petite heure tremblants de froid mais à l’abri !

Le soir, nous nous accorderons un véritable festin : 2 Colada Morada, et 2 paquets de pâtes chinoises pour nous réchauffer et fêter nos 3 jours fantastiques dans ce parc.

◊ Retour à Latacunga en stop !

Notre journée du lendemain devait être consacrée à notre retour à Latacunga. En effet, 22 km de marche (environ 7h) nous séparaient de la panaméricaine permettant d’attraper un bus nous reconduisant à la ville où nous pourrons retourner à l’auberge de jeunesse prendre une douche chaude et préparer la suite des aventures. Seulement, comptant sur notre chance en stop qui a bien fonctionnée jusqu’à maintenant, nous traînons le matin, espérant attraper une voiture sur la route du parc. Nous sortons du camping finalement vers 10h et nous levons à peine le pouce… qu’une voiture rempli de 3 jeunes et d’affaires de camping s’arrête pour nous prendre. Nous nous tassons tous les 5 à l’intérieur et c’est parti !

Alors que nous pensions mettre la journée à revenir à Latacunga, nous y parvenons sans difficulté aux alentours de midi après avoir passé un agréable moment dans cette voiture à discuter et à boire du Colada Morada.

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Bonne route !

8 réponses sur “Equateur – Parc national du Cotopaxi”

  1. Les photos sont magnifiques, quel voyage! Cet article se lit comme un roman, on retient son souffle en le lisant pour savoir si vous allez arriver au sommet, on est content pour vous de la descente facile et désolé pour Marie qui peste contre son vertige! Super bravo à la fois pour la prouesse sportive que pour la rédaction de l’article!

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