Argentine – El Chalten, le Fitz Roy et autres sommets impressionnants !

5h30 du matin, il fait encore nuit et la pluie ne s’est pas arrêtée de tomber depuis déjà quelques heures. Nous venons d’arriver à El Chalten, notre premier stop en Argentine. Ce petit village sorti tout droit d’une carte postale a été proclamé « Capitale du Trek » par les argentins. Nous nous donnons quelques jours pour nous en faire notre propre idée !

El Chalten

Mais pour l’instant, nous venons de débarquer du bus, tout est fermé et nous n’avons nul part où aller. Nous décidons de faire quelques pas dans les quelques rues de El Chalten, sans vraiment se donner de but, simplement pour passer le temps. Nous n’avons pas d’hébergement réservé mais un couple d’allemands rencontré il y a de cela presque 1 mois nous a conseillé l’auberge probablement la moins chère de la ville ; un endroit modeste au fond d’une pizzeria. Et il s’avère que sans la chercher, nous passons par hasard devant ! La porte est ouverte et nous entrons, découvrant une petite salle commune meublée d’une grande table et de bancs à côté d’un chauffage au gaz. C’est parfait tout ça ! Nous nous réchaufferons ici en attendant que l’auberge se réveille et que nous puissions régler nos premières nuits. Nous passerons notre première journée au calme à dormir, découvrir El Chalten et se rendre aux bureaux des gardiens du Parque de Los Glaciares, le parc national qui entoure le village, pour se renseigner sur les possibilités de randonnées.

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Argentine. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

◊ Quelles sont ces fameuses randonnées de El Chalten ?

L’attraction phare de la région, celle que tout le monde veut faire est l’aller-retour jusqu’au pied du Fitz Roy. Le Fitz Roy est cet immense aiguille de pierre brute qui s’élève à 3 359 m, entouré de sa chaîne de montagne et visible par beau temps depuis El Chalten même. Si vous avez peu de temps, la balade aller et retour pour aller à la Laguna de Los Tres qui se trouve à son pied se fait en 1 jour (1 bon gros jour quand même, c’est assez long !). Certains le font en 2 jours en dormant la veille au soir au camping qui ne se trouve pas très loin pour pouvoir profiter du lever de soleil sur la lagune.

Mesdames, messieurs, le Fitz Roy !

Il y a plusieurs autres petits aller-retour sur la journée à faire sur la carte donnée à l’entrée du parc, notamment celui pour aller au Cerro Torre. Comme nous adorons passer plusieurs jours dans la montagne en autonomie nous nous sommes constitués un petit parcours de balade dans le parc national sur 3 jours et 2 nuits, passant par les fameux Fitz Roy et Cerro Torre.

Dans nos jours de relâche nous avons aussi fait les micro-balades qui se font en quelques heures depuis le centre-ville :

  • La cascade Chorillo del salto : il s’agit d’une petite balade d’1h30-2h aller-retour qui sers globalement de sentier de footing du soir ! Le sentier est très facile, tout plat quasiment tout le temps !

  • Les 2 miradors d’El Chalten – Mirador de los condores et Mirador de las Aguilas : de même, il s’agit d’une petite balade qui se fait en 1h30-2h et qui permet au final d’avoir un point de vue absolument magnifique sur El Chalten, le Fitz Roy et les sommets qui l’entourent (avec une table d’observation pour connaître tous leurs noms) et, au niveau du Mirador de las Aguilas, une vue sur un paysage typiquement patagonien : une grande pampa dorée entourée de montagnes et traversée par une rivière et une lagune.

Mirador de Los Condores avec quelques copains !

Mirador de Las Aguilas

Mais tout cela n’est que ce que vous pourrez faire si vous suivez la carte du parc, car il y a bien plus de possibilités de randonnées magnifiques à faire autour ! Il y à des sentiers un peu partout et il est possible de constituer des boucles pour aller découvrir l’envers du massif du Fitz Roy, ou surplomber l’incroyable champ glaciaire austral (la 3ème plus grosse calotte de glace au monde après Antarctique et Groenland) voire s’aventurer dessus !

Malheureusement nous ne découvrirons tout cela que trop tard, car les rangers du parc se gardent bien de partager ces informations, ces sentiers étant en dehors des bordures du parc. Il est aussi difficile de trouver des cartes de randos contenant ces parcours. Nous avons découvert cela juste avant notre départ d’El Chatlen, quand nous avons rencontré 1 française et 1 belge très sympathiques qui nous ont fait baver avec leur photo du trek du Huemul (le huemul étant une espèce de cerf de la région), qui permet sur 4 jours d’aller surplomber le champ glaciaire et de longer un immense glacier (le 2eme plus grand d’Amérique du sud !) qui viens se jeter dans le lac au sud d’El Chalten (tout en faisant quelques traversées de rivières en tyrolienne coté sensations fortes).  Nous n’avons pas plus d’infos que cela sur ce trek, mais sachez juste qu’il existe et qu’il paraît incroyable !

◊ El Chalten, c’est comment ?

El Chalten est le village de carte postale par excellence ! Ces quelques rues se croisent au cœur d’une belle vallée entourée de falaises d’un côté et du Fitz Roy de l’autre, que l’on peut voir chaque matin si on est chanceux. Les maisons et bâtiment en bois ont des airs de chalets alpins et on y trouve quelques restaurants, pâtisseries, salon de thé ou bars à vin qui font très envie.

On ne va pas se cacher toutefois qu’en dehors des quelques maisons en périphérie d’El Chalten où vivent les vrais gens, le village semble exclusivement destiné aux touristes de passages férus de randonnées ! La rue principale est une succession d’hôtels, de boutiques de souvenirs, de magasins d’équipement de montagnes ou de restaurants branchés. Le village semble tout de même avoir un tout petit plus d’âme que d’autres sites ultra touristiques du même genre que nous avons vu (comme Agua Caliente au pied du Machu Picchu) et au final, nous y avons passé un très bon moment à profiter de cette ambiance de montagne où tout le monde se retrouve pour un chocolat chaud ou une bonne bière après une randonnée et se couche tôt pour être prêt pour la suivante.

♦ Notre auberge : Ahoniken

Ne vous attendez pas au grand luxe, il s’agit d’une auberge très modeste ! Mais le prix de la nuit en dortoir de 4 (600 pesos chacun), nous a convaincu ! Elle a également une cuisine qui fait le travail, quoiqu’elle mériterait bien un coup d’éponge… Mais bon on a la prestation qui va avec le prix !

◊ JOUR 1 : De El Chalten au Camping Poincenot

Nous partons de notre auberge un peu tard puisqu’il est déjà près de 10h30 lorsque nous parvenons à la sortie d’El Chalten ! Mais l’étape du jour se veux particulièrement courte. Nous faisons un arrêt dans une des dernières boutiques de la ville (North Face) où nous trouvons une paire de gants à bon prix qui viendront compléter notre équipement contre le froid. Tous les autres voyageurs ayant déjà fait cette balade nous ont fait très peur quant au froid la nuit et nous y aller prudemment ! Même si nous avons déjà expérimenté les nuits patagoniennes sous la tente nous écoutons les conseils avec révérence. Nous partons aussi pour la première fois équipés de bâtons de marche pour éviter de trop solliciter nos genoux déjà bien usés par le Cerro Castillo.

Nous attaquons finalement le sentier sur les coups de 11h après une petite photo devant le petit portique en bois qui marque son commencement. Normalement, c’est LA photo a faire après avoir accompli la montée jusqu’au Fitz Roy, mais comme nous faisons un trajet sur 3 jours à travers le parc, nous n’allons pas revenir par ici !

Le chemin monte un peu au début et nous permet de prendre un peu de hauteur pour profiter d’une dernière vue sur El Chalten et sur Le Rio de las Vueltas qui creuse de dizaines de sillons cette immense vallée. Nous continuerons ensuite quasiment tout le temps à plat en enchaînant des passages de forêt, un passage près de la Laguna Capri (où nous voyons un homme faire son jogging puis plonger dans ses eaux glaciales) puis un passage par une immense zone humide traversée par des petits ponts en bois.

Rio de Las Vueltas

Laguna Capri

Nous nous arrêtons pour casser la croûte à midi sur un tronc d’arbre couché faisant directement face à la chaîne de montagne où le Fitz Roy préside. Nous sommes pas mal ! Nous croisons les premières personnes qui font demi-tour après être aller rendre visite au pied du Fitz Roy sur la journée. Peu de temps après cette pause où nous en avons prit plein les mirettes, nous arrivons en début d’après-midi au camping du Poincenot où nous trouvons un emplacement libre pour notre tente.

Camping du Poincenot

Mais nous manquons d’un petit sentiment d’accomplissement pour cette journée ! Il n’est que 14h30, cela nous paraît très très tôt pour simplement se poser au camping ! Nous posons donc nos sacs et partons un peu plus léger pour aller voir le Mirador Piedras Blancas situé à une vingtaine de minute du camping d’où nous avons un point de vue impressionnant sur le glacier du même nom.

Mirador de Las Piedras Blancas

La tente est bien à l’abri du vent pour la nuit !

Et puis… aller c’est parti ! Nous décidons de monter ce jour-même à la lagune du Fitz Roy. Bien que nous comptions y monter le lendemain matin, nous nous disons qu’elle doit certainement être jolie aussi au couché du soleil ! Et puis, nous avons été tellement mis en garde sur la difficulté de cette partie du chemin que cela peut être intéressant de le repérer de jour vu que nous allons le faire de nuit le lendemain. Il y en a en gros pour 1h de montée dont la moitié de sentier bien raide en zigzag puis l’autre moitié de montée sur de gros rochers. La montée n’est pas forcément évidente, notamment lorsque les pierres deviennent glissantes à cause de l’humidité mais elle passe tout de même assez vite et nous parvenons à son sommet  juste à temps pour les plus belles lueurs du couché du soleil. Nous suivons le sentier jusqu’au sommet de la moraine de pierraille édifiée par le glacier et surplombant la fameuse lagune bleu ciel.

Au cours de la montée… notre camping se trouve au cœur de cette forêt !

En face, les immenses parois rocheuses de cette chaine de montagnes impressionnante aux multiples sommets. La paroi lisse sans aucun espoir d’accroche du Fitz Roy nous impressionne et nous comprenons pourquoi il s’agit d’un des sommets les plus difficiles de la planète. Nous détaillons les multiples replis et les grandes surfaces sans défauts étincelantes du glacier qui s’accroche tant bien que mal à ces montagnes aux airs de décors de boule à neige. Nous découvrons même ce qui ressemble à une petite grotte et nous imaginons qu’un yéti a peut-être élu résidence ici.

Nous décidons tout de même d’en rester là et de ne pas nous aventurer plus loin : il nous faut garder des forces pour le lendemain et nous ne voulons pas avoir tout vu tout de suite ! Nous redescendons tandis que le soleil disparait derrière le Fitz Roy pour regagner notre campement, notre tente voisinant un couple d’américains plus très jeunes qui se lisent mutuellement des poèmes.

Nous nous emmitouflons des pieds à la tête avec la totalité de nos couches de vêtement dans la crainte d’une nuit particulièrement froide. Au final, je crois que nous sommes chanceux, il n’y a pas un souffle de vent et la nuit fut très douce !

Une nuit parfaite pour aller observer les étoiles !

JOUR 2 – Montée au Fitz Roy puis traversée jusqu’au camping d’Agostini

♦ Levé de soleil au Fitz Roy

5h15 du matin, il n’y a pas le moindre bruit dehors et pourtant notre réveil vient rompre le calme de la nuit par sa sonnerie très agaçante. Nous ne mettrons que quelques minutes à bien vouloir nous lever, très impatients à l’idée de monter dire bonjour au Fitz Roy de bon matin ! Nous avalons en quatrième vitesse le plus de gâteaux que nous pouvons, arrosons tout cela d’un peu d’eau, ajustons nos lampes frontales et c’est parti ! Il semblerait que nous sommes les deux seuls fous à se lever aussi tôt sauf que nous distinguons 4 petites lueurs solitaires, tremblotantes et mouvantes sur la moraine que nous nous apprêtons à gravir.

Le ciel passe du noir au bleu foncé, et une trouée dans les arbres nous permet de découvrir le ciel étoilé, infini, lointain, limité par de grandes formes noires découpées que sont les montagnes. Nous retrouvons instantanément les sensations éprouvées lorsque nous étions monté au Machu Picchu à l’aube : celles de vivre quelque chose de complètement fou, un cadeau incroyable que nous venons cueillir, qui nous appartient et que nous partageons avec quelques autres personnes animées de la même passion. A ce moment-là, tout nous semble possible, nous avons une confiance infinie dans ce que nous faisons et ce que nous sommes et nous avons la sensation de vivre plus intensément que jamais.

Une toute petite lueur point à l’est, bleutée avec une mince couche orange, c’est l’aube qui nous rattrape et nous nous dépêchons pour rejoindre la lagune pour le début du spectacle.

Nous y parvenons à temps et rejoignons une petite dizaine de personnes, les uns emmitouflés dans leur duvet et ayant peut-être passé la nuit ici, les autres tentant de se réchauffer en sautant sur place. Nous nous calons près d’un rocher, préparons un appareil photo pour réaliser un time-laps et restons là en silence à profiter aussi bien du Fitz Roy encore sombre d’un côté, ou des impressionnantes lueurs enflammées de l’aube de l’autre côté. Personne ne parle, personne ne se dérange dans cette contemplation.

A mesure que le soleil se lève, le Fitz Roy se colore d’un rose léger puis devient complètement doré, presque orange vif, il semble en feu. L’instant ne dure que quelques secondes, le temps semble suspendu et rattaché à cette force vive et impressionnante de lumières, et puis tout s’atténue, tout redevient un tout petit peu moins extraordinaire. Les lumières du matin sont décidément les plus belles !

Il faudra compter environ 1h avant que l’on puisse dire que le spectacle est terminé. Certains sont déjà repartis, repliant tout leur matériel photographique pour redescendre la moraine mais nous sortons alors le réchaud de notre sac à dos : il est temps pour un bon chocolat chaud au goût épique !

♦ Toujours un peu plus haut…

Une fois bien réchauffés et prêts à l’attaque, nous décidons de profiter encore de cet endroit en essayant d’aller un petit peu plus loin. Un très léger sentier, à peine visible, part sur la droite de la lagune et, d’après maps.me (le guide officiel de notre voyage ;)) permet de prendre un peu de hauteur. Il semble aller carrément jusqu’au sommet voisin, le Cerro Madsen dont la cime avoisine la chaîne du Fitz Roy. Nous ne savons pas très bien jusqu’où nous pourrons aller, mais c’est parti !

Nous montons sur un lit de pierraille infini, tentant de trouver notre voie en repérant les quelques cairns très espacés qui nous donnent une vague idée de la direction à suivre. Nous faisons fausse route une ou deux fois, glissant sur les pierres roulantes sous nos pieds mais nous parvenons tant bien que mal à rejoindre la crête de ce tas de cailloux. Tout devient alors beaucoup plus facile ! Le sentier devient visible, les cairns plus nombreux, comme si tous les autres randonneurs avant nous ont retrouvé une certaine vigueur à ce moment précis !

Nous suivons la crête pendant une petite demi-heure et attaquons de nouveau une montée sur le flanc de cette montagne, de l’autre côté, la lagune du Fitz Roy nous étant invisible. Devant nous, une petite silhouette solitaire poursuit elle-même son ascension avec une vitesse remarquable. Nous oublions bien vite l’idée de le rattraper ! Le sentier se divise finalement en 2 : d’un côté, une dernière petite paroi rocheuse qui promet un joli point de vue, de l’autre la suite du sentier qui mène jusqu’au sommet du Cerro Madsen. Seulement, nous pouvons voir d’ici que le chemin traverse 2 petits névés de glace et nous n’avons clairement pas l’équipement suffisant !

Le Cerro Madsen (1806 m)

Nous empruntons donc simplement la voie de gauche et nous parvenons à ce petit sommet, plutôt modeste mais nous sommes tout de même plutôt fiers de parvenir jusqu’ici ! Et surtout de découvrir cette vue sur le Fitz Roy, certes, mais aussi sur la Laguna de Los Tres vue de haut et sur une autre petite lagune cachée derrière elle et qui nous était invisible plus bas.

Si vous voulez vous lancer pour atteindre ce point de vue, le point de coordonnée exact de notre arrivée est le suivant : 49°16’23.39’’S, 72°59’17.86’’W ! Qui dit mieux ? 😉

Le temps de profiter de notre point de vue, nous observons la suite de l’ascension de l’homme qui nous précède, minuscule point mobile se détachant sur le flanc de la montagne. Il marque une petite pause, sûrement le temps de chausser ses crampons et nous le voyons franchir les 2 petites langues de glace qui s’accrochent sur la montagne. Le temps que nous nous apprêtions à repartir et nous le voyons au sommet les bras en l’air. Quelle sensation cela doit être de parvenir jusqu’ici, tout seul, loin au-dessus de tout autre sentier !

Nous redescendons peu avant 11h et profitons d’un dernier regard sur la lagune du Fitz Roy où se rejoignent les premiers randonneurs venant à la journée. Nous finissons par redescendre jusqu’au camping et croisons des dizaines de personnes  de tous âges, tous niveaux et tous styles qui montent jusqu’à la lagune, certains clairement en difficulté. Nous nous efforçons de dire bonjour à tout le monde mais certains nous ignorent complètement, n’ayant pas l’air d’avoir l’habitude. C’est notamment en cela que nous avons trouvé l’ambiance de ce trek assez différent de celui du Cerro Castillo !

Le Cerro Madsen vu d’en bas

Arrivés au camping, nous remplions la tente rapidement, avalons un sandwich et c’est parti pour le début officiel de notre étape de la journée qui consiste à rejoindre le camping d’Agostini au pied du Cerro Torre, autre sommet remarquable au côté du Fitz Roy.

♦ Vers le Cerro Torre

Cette étape vers le Cerro Torre est sensée être relativement courte et facile (peu de dénivelé), mais bien fatigués par notre montée matinale, elle ne nous en paraît pas moins interminable ! Pendant plusieurs kilomètres, nous empruntons un minuscule sentier qui traverse d’épais buissons, nous cachant la chaîne de montagne que nous longeons, puis un sentier beaucoup plus large au cœur d’une grande forêt. Nous en sommes alors plus au moins à marcher en mode automatique dans la simple idée d’arriver au camping jusqu’à ce qu’un bruit inattendu nous stoppe net.

Nous entendons un « poc, poc, poc » sourd et régulier résonner au dessus de nos têtes. Nous cherchons l’origine de ce bruit et là, juste au dessus de nous, insouciants à notre présence, nous les apercevons : de très gros pics avec une tête rouge flamboyante ! Ils sont vraiment très gros, de la taille d’un dindon (!), et s’accrochent au tronc des arbres à la recherche de nourriture. Nous parvenons à les approcher de très près, ils semblent n’avoir aucune peur de nous !

Coucou toi !

Cette rencontre nous aura revigorée et nous parvenons à terminer la journée avec un peu plus d’entrain ! Nous parvenons au cœur d’une grande vallée traversée par une rivière torrentielle que longe notre sentier et nous débarquons enfin au camping d’Agostini en fin d’après-midi.

Une dizaine de tente sont déjà là, installées près de cette rivière. Cette fois, nous sommes trop fatigués pour aller faire un petit tour à la lagune du Cerro Torre juste à côté et nous montons simplement la tente, partons en quête d’eau fraîche (un filet d’eau à quelques mètres du camping) et préparons notre dîner avant de nous coucher, encore une fois avec les poules.

Cerro Torre, on se voit demain !

◊ JOUR 3 – Laguna Cerro Terro et chemin de retour jusqu’à El Chalten

Le matin vient nous retrouver en meilleur forme ! La fatigue disparue de la veille, nous sommes prêts pour une nouvelle journée qui s’annonce plutôt facile puisqu’il s’agit simplement de rentrer à El Chalten, à seulement 3h de marche. Avant de partir, nous faisons un crochet pour aller enfin voir la fameuse Laguna Torre. Nous la découvrons derrière un pan de sa moraine, immense flaque bleue étincelante au pied du Cerro Torre, haut de ses 3 128 m, tout aussi impressionnant que le Fitz Roy par sa forme toute pointue.

Des petits morceaux de glaciers, tels de minuscules icebergs dérivent lentement. Mais soudain, un vent d’une force incroyable se lève, ridant la surface de la lagune et créant de véritables vague, obligeant tous les autres visiteurs tels que nous à s’abriter derrière des rochers. Il entraîne sur son sillage de la poussière et nous plissons les yeux en attendant que ça passe. Mais ça ne passe pas ! Le vent de plus en plus violent semble vouloir nous chasser de cet endroit. Bon, d’accord, c’est compris ! Nous finissons par repartir et à l’instant où nous passons le pan de la moraine et retrouvons le sentier en contrebas nous nous retrouvons soudain abrités et nous demandons si nous n’avons pas rêvé cette bouffée de colère de la montagne.

Nous replions nos affaires en quelques minutes et nous remettons sur la route du départ. Nous retraversons la vallée du Cerro Torre puis un passage de forêt de pins qui nous ferait croire que nous sommes au bord de la Méditerranée. Un dernier tournant et nous apercevons du haut d’une crête sur les coups de midi le village d’El Chalten installé au creux de la vallée. Nous terminons la dernière descente incroyablement léger et rejoignons notre auberge ravis de cette escapade !

De retour à El Chalten

La randonnée jusqu’au Fitz Roy est certainement la plus célèbre de la région, elle est donc très très touristique ! Nous vous conseillons donc de faire attention car nous avons entendu des dizaines d’avis différents à son sujet ! Si vous n’avez jamais fait de randonnée de votre vie et que vous vous attaquez au Fitz Roy : pas de problème, mais attention à partir équipé car la dernière montée jusqu’à la lagune n’est pas une balade dominicale et la journée est assez longue (nous avons vu trop de personnes en simples baskets souples et clairement, ce n’est pas envisageable de cette façon là…). Si vous avez déjà un peu de bouteille, c’est une randonnée tout à fait classique ! Pour éviter la foule, nous vous conseillons d’y être au plus tôt le matin (le mieux : au levé du soleil !).

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Bonne route !

7 réponses sur “Argentine – El Chalten, le Fitz Roy et autres sommets impressionnants !”

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