Nouvelle-Zélande – notre arrivée à Auckland !

Dimanche 14 avril, 23h, après une escale à Buenos Aires, nous montons dans cet énorme avion noir et blanc, très classe, d’Air New Zealand qui tourne la page Amérique du Sud de notre voyage et en ouvre une autre, complètement différente. 10h plus tard, nous voilà le mardi 14 avril, 6h du matin. Où est passé le 15 ? Il a disparu dans l’océan Pacifique lors du passage de la ligne de changement de jour. Nous avons bien du mal à mettre nos pendules à l’heure !

Arrivée à l’aéroport ! Légèrement fatigués…

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Nouvelle-Zélande. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

En quelques heures, un passage à l’aéroport, deux repas pris dans des coupelles en plastique et quelques films, nous passons de la bouillante et poussiéreuse Santiago, son agitation, son bruit, sa foule à l’automnale, tranquille et douce banlieue d’Auckland. Quelques larmes de bonheur ont coulé (on ne vous dira pas de qui ahaha !) en atterrissant sur ce pays insulaire, un rêve (un autre !) fait il y a très très longtemps est en train de se réaliser et nous n’y croyons pas.

Gimli nous accueille à l’aéroport !

Nous regardons, ébahis, à travers les vitres des 3 bus qui nous permettent en 1h30 de traverser tout le sud d’Auckland pour rejoindre la banlieue de Cockle Bay les immenses champs qui jouxtent directement l’aéroport, bientôt remplacés par des centaines de pavillons individuels, posés au milieu d’immenses pelouses parfaitement entretenues, comme si elles avaient toutes été tondues la veille. Nos bus, parfaitement à l’heure, parfaitement propres, conduisent doucement et traversent les rues encore endormies mais sublimées dans la lumière du matin. Nous avons l’impression d’être dans le futur. Cela paraît fou, mais le contraste avec le continent que nous venons de quitter et auquel, sans nous en rendre compte, nous nous étions habitués, est énorme. C’est un véritable fossé qui s’étend entre ces deux mondes.

9h00 du matin, un dernier bus nous dépose à destination. Il nous reste quelques mètres à faire, une grande rue calme à descendre pour rejoindre notre prochaine maison : celle d’une famille de kiwis qui nous accueille pour un volontariat. Nous passons devant de grandes et belles maisons à l’américaine de famille visiblement aisées et nous nous demandons si nous sommes tout à fait prêts pour ce genre d’aventure. Nous comptons les numéros et finissons par tomber sur la bonne maison dont l’apparence nous rassure un peu : des arbres et des fleurs poussent un peu partout sans ordre particulier sur la pelouse recouvertes de feuilles devant la maison, des poules et un lapin se promènent dans le jardin et des jouets d’enfants traînent devant le garage, bizarrement, nous nous sentons un peu plus chez nous.

◊ 2 semaines de volontariat

Nous voilà donc en Nouvelle-Zélande pour 3 mois. Ce n’était pas ce que nous avions prévu en partant, notre plan de base pour ce tour du monde étant d’y passer simplement 1 mois. Et puis, très vite après notre départ, nous avons compris qu’il y aurait un monde entre ce que nous imaginions avant de partir et comment ça allait se passer en vrai et nous avons vite ouvert les yeux sur le fait qu’un seul petit mois pour un coin du monde qui nous fascine autant risquait de nous frustrer plus qu’autre chose ! Nous avons donc revu nos plans pour prévoir d’y rester 90 jours exactement, le temps maximum possible pour un visa touristique.

A partir de là, comment allions nous voyager ? Se déplacer en bus, dormir en auberge comme en Amérique du Sud semblait assez compliqué budgétairement et logistiquement (apparemment, il y a assez peu de bus sillonnant le pays et ils restent plutôt concentrés entre les grandes villes). Faire du stop, dormir chez l’habitant, oui c’était possible mais un peu compliqué en hiver et peu compatible avec la façon dont nous envisagions le pays. Nous avons donc assez vite compris que la meilleure solution pour nous, la plus adaptée à nos besoins, serait d’avoir un camper van, nous permettant de nous perdre un peu partout sur l’île (notre objectif !) et de dormir « gratuitement » (moyennant le coût du van). Louer nous semblait impossible (trop cher !). En revanche, acheter et revendre, sur 3 mois, cela nous semblait non seulement possible mais aussi pertinent !

Nous avons donc débarqué avec l’idée de trouver le plus rapidement possible notre maison-locomotion pour pouvoir démarrer notre aventure. Pour gérer les quelques jours de recherches qui allaient bien nous occuper au début sans y perdre trop de temps ni trop d’argent en hébergement, nous nous sommes dit que le plus simple serait sûrement de nous trouver un volontariat, nous permettant d’être installés quelques part confortablement, nous faire entrer dans le bain Néo-Zélandais avec des locaux, nous occuper entre 2 visites de vans, et nous permettre au moins de ne pas perdre trop d’argent à rester à Auckland.

Nous avons donc envoyé quelques demandes sur workaway et une famille composée d’un jeune couple de kiwis et de leurs 2 petites filles nous ont répondu. Notre tâche : travailler 20h par semaine à l’entretien global de la maison (beaucoup de jardin, du nettoyage, du rangement, etc.) et donner un coup de main de manière générale (cuisine, baby-sitting, etc). En échange, on nous offrait le gîte et le couvert. Autant vous dire que lorsque nous sommes arrivés dans cette grande maison, avons découvert notre chambre privée (avec un grand lit recouvert de coussins et de grandes baies vitrées donnant sur le jardin), pris une douche chaude et avons discuté de ce que l’on attendait de nous, nous avons vite compris que cette expérience n’aurait rien à voir avec celle que nous avions eu en Équateur !

Autant dire qu’on était plutôt pas mal !

Nous sommes tombés sur les personnes parmi les plus adorables que nous ayons rencontrées ! Nous nous sommes vite rendu compte que nos hôtes s’inquiétaient bien plus de notre bien-être et du fait que nous profitions de notre temps pour visiter Auckland que du travail que nous faisions pour eux. Nous avons pris énormément de plaisir à nous investir pour cette famille qui nous accueillait si gentiment et nous n’avons pas ménagé nos efforts pour tenter d’améliorer leur quotidien en donner un coup de main là où nous le pouvions.

Préparation du repas ! (Désolé, on ne vous mettra pas beaucoup plus de photos de la maison et de la famille pour ne pas les afficher sur internet 😉

Nous avons de plus énormément appris avec eux. En effet, ils faisaient énormément d’effort pour tenter de tendre le plus possible vers un mode de vie plus durable : réduction des déchets, cuisine végétarienne la moitié de la semaine, 4 poules se promenaient dans le jardin mangeant les déchets organiques et produisant des œufs. Tout cela sans parler de la véritable forêt native qui grandissait au fond du jardin et qui était le petit jardin secret de la maman !

On s’occupe du lapin !

Pour resituer : nous étions dans la véritable banlieue pavillonnaire à l’américaine où la nature est entièrement maîtrisée et ordonnée et où, par conséquent, les espèces natives de la Nouvelle-Zélande avaient peu le loisir de croître. Sauf chez nous ! Cela était d’ailleurs quelques part un sujet conflictuel avec les voisins qui voyaient d’un mauvais œil toutes ces plantes croitrent librement et cette pelouse mal tondue ! Nous avons donc engrangé tout un tas d’idées ou de façon de faire que nous espérons pouvoir réutiliser à notre retour en France.

Auckland

Nous avons finalement assez peu pris le temps de découvrir Auckland lors de ces 15 premiers jours. Plusieurs raisons à cela : nous habitions à 1h30 de bus du centre-ville d’Auckland, donc peu d’envie de nous y déplacer, nous avions aussi peu de temps dû à notre travail pour le volontariat et à notre recherche de van et puis nous savions aussi que nous allions forcément revenir sur Auckland avant de quitter le pays et que nous aurions tout le temps voulu pour la découvrir !

Impossible donc de vous en parler en détail mais nous vous pouvons vous donner nos impressions ! Le centre d’Auckland nous a beaucoup fait penser au quartier de la Défense à Paris : de grandes tours en verre, impeccablement propres, à l’aspect un peu froid, des rues quadrillées, mais tout de même, en bas de ce monde de grandeurs, des petits restaurants et pubs chaleureux où on a envie de se retrouver le soir pour boire une bière ou un café.

Et puis, cette fois, contrairement à la Défense : de grands parcs un peu partout et accessibles très vite ce qui contrebalance très vite avec le côté organique de la ville. Enfin, ce qui change également d’autres centres d’affaires à travers le monde : le port et la baie d’Auckland situés juste derrière ces grands immeubles. D’ailleurs, ici, les traversiers sont presque considérés comme des moyens de transports aussi communs que le bus et il est parfois plus rapide de prendre le bateau entre le centre-ville et la banlieue que les bus !

Le port d’Auckland

Un des traversiers permettant de relier les différents points d’Auckland

On ne peut pas dire que l’on a aimé, Auckland n’est pas forcément le genre d’endroit fascinant à visiter, mais on ne peut pas dire que l’on n’a pas aimé non plus car nous avons trouvé cela très agréable de flâner dans ces rues et de redécouvrir une formation urbaine plus proche de ce que l’on connaît. Nous ne vous en dirons pas plus sur le moment, nous réservons notre jugement pour la fin de notre voyage, lorsque nous aurons le temps de vraiment en faire le tour !

Il y a même des brosses à chaussures pour éviter de transporter des bactéries pouvant contaminer les arbres natifs !

Du coup, qu’est-ce qu’il nous est arrivé pendant ces 2 première semaines ?

Beaucoup de choses finalement ! Nous avons partagé notre emploi du temps entre travail pour notre volontariat et recherche de van puis aménagement de notre van. Mais il y a eu aussi bien d’autres choses ! Notre hôte nous a par exemple proposé de l’accompagner à un rendez-vous avec une petite association de locaux se proposant de replanter des espèces natives dans un parc public. Nous avons ainsi passé 2h avec des kiwis désireux de protéger la richesse de la biodiversité néo-zélandaise à planter des arbres !

Plantation d’espèces natives

La famille nous a également proposé de passer 2 jours et 1 nuit avec eux sur le yacht familial (oui, cela parait assez incompatible avec un mode de vie plus écolo mais on nous a dit qu’avoir un bateau pour un habitant d’Auckland est presque comme avoir une voiture tant il est plus facile de se déplacer sur la baie que de prendre la route… bon, pour notre part, on n’allait pas refuser une opportunité de co-navigationnage !) et nous avons dormi dans une des baies de l’île de Waiheke située en face d’Auckland. Nous avons ainsi quitté la ville pour nous retrouver sur une sorte d’île pour riches vacanciers remplie de villa cachées dans les palmiers !

Nuit près de Waiheke

Enfin, nous avons tenté le coup de nous pointer devant une salle de concert pour un concert de Larkin Poe (levez la main si vous connaissez !) sans billet (déjà tous vendus) pour tenter d’en acheter sur place. Si ça marche, c’est parfait, sinon tant pis, nous pourrions toujours passer une belle soirée sur Auckland ! Au final, en quelques minutes, un homme visiblement déçu que son ami n’est pas pu l’accompagner, nous a donné son deuxième ticket (nous avons littéralement bégayé de reconnaissance !), et une femme nous a vendu son extra-ticket moitié-prix. La soirée fut très belle et inattendue !

Et puis question van, nous n’avons pas chômé ! Mais nous vous en parlerons en détail dans le prochain article !

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