Nouvelle-Zélande – Tongariro National Park

De Wellington, il est temps de remonter vers Auckland ! L’annonce de la vente de notre van est en ligne, il ne nous reste qu’un petit mois en Nouvelle-Zélande et il nous faut nous tenir disponibles pour tous les potentiels acheteurs qui pourraient nous contacter. Nous sommes au mois de juin, c’est-à-dire le début de l’hiver pour l’hémisphère sud, pas franchement la bonne période pour espérer vendre un van (qui irait vivre dehors dans une petite boîte de métal par -10° ?). Mais nous le proposons très peu cher, il est isolé, très bien équipé, et en surtout en super état mécanique, nous avons peu d’inquiétudes… Nous nous apprêtons donc à découvrir l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, enfin !

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit en Nouvelle-Zélande. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

Certains nous avaient conseillé de commencer par l’île du nord avant de partir au sud  histoire de ne pas être déçu. En effet, bien que magnifique en elle-même (niveau paysage à décoller la rétine, il y a de quoi faire), l’île du sud la surpasse largement en terme d’époustouflance (oui c’est mon blog donc je fabrique des mots si je veux) ! Mais dans notre logique d’éviter l’hiver au maximum nous avons fait l’inverse, pour découvrir l’extrême sud avec quelques restes de chaleur et de lumière de l’automne. Nous avons donc peut-être un tout petit peu moins de choses à vous raconter sur l’île du nord, ça n’empêche que certains paysages complètement uniques sont toute une histoire à eux seuls !

Cap Palliser – sud-est de l’île du nord

Et ses otaries à fourrure !

Nous vous racontons dans cet article en quelques mots notre arrêt aux Putangirua Pinnacles puis en détail notre étape au Tongariro National Park.

◊ The Putangirua Pinnacles

De Wellington, nous faisons un court détour à l’est en direction de Martinborough. A partir de là, nous faisons la petite boucle de 2-3h aux Putangirua Pinnacles, une formation géologique étonnante où de grands pics érodés par les pluies et le vent s’alignent autour d’une vallée encaissée et pierreuse.

Nous nous retrouvons à leur pied sous leurs immenses ombres où tous les sons sont répercutés en écho contre les parois et où le vent ne nous atteint plus. Nous avons un peu l’impression d’être dans une cathédrale ! Plus loin, le sentier s’élève et permet d’avoir un point de vue d’ensemble. Nous vous laissons deviner de quel lieu de tournage du Seigneur des Anneaux il s’agit ; )

Ultime étape au sud, à partir de là, on remonte, direction le Tongariro National Park !

Tongariro National Park

Nous arrivons au Tongariro National Park en fin de journée, après un petit passage par la petite ville d’Ohakune où nous prenons au centre des visiteurs les informations concernant les randonnées possibles et les campings. Le Tongariro National Park est le tout premier parc national de Nouvelle-Zélande, situé au beau milieu de l’île du nord, il recouvre 3 volcans principaux : le Ruapehu (2 797m), le Ngauruhoe (2 291m) et le Tongariro (1 997m).

Mount Ngauruhoe

Parmi les multiples randonnées qui traversent le parc, deux sont particulièrement célèbres : le Tongariro Nothern Circuit, un trek de 45 km sur 4 jours et le Tongariro Alpine Crossing, une randonnée de 20 km passant par le sommet du Tongariro et qui se fait à la journée. Cette dernière est certainement la plus courue et nous avons rencontré bon nombre de voyageurs qui attendaient la belle saison pour pouvoir s’y élancer !

Mount Ruapehu

Coucher de soleil sur le Mont Ruapehu

Nous décidons de profiter des dernières lueurs du jour pour s’offrir une vue sur le coucher de soleil sur le Mount Ruapehu situé juste en face d’Ohakune. Nous empruntons la route qui monte en lacet jusqu’au domaine skiable de Turoa et nous nous élevons petit à petit au milieu de grandes forêts de sapins dans le jour déclinant.

Un autre tournant, encore un autre et le Mount Ruapehu surgit devant nous, au beau milieu de la route, tout rosé par le soleil couchant. Vision complètement impressionnante d’une montagne du bout de la route, toute lisse, toute blanche, où le cratère gigantesque côtoie les étoiles. Il n’y a personne d’autre sur la route à cette heure-ci, ce coucher de soleil est juste pour nous !

Quelques petites balades partent du bord de la route, s’enfoncent dans les rochers et la forêt pour aller voir des cascades comme les Mangawhero Falls ou les Waitonga Falls.

♦ Une nuit à la fraîche

Pas de free-camps dans le parc, nous sommes donc obligés de rejoindre un camping payant dans le minuscule village de National Park (ça ne s’invente pas). Mais autant dire que cela est pour le mieux : c’est ici que nous expérimenterons les nuits les plus froides de tout notre voyage. A 19h, notre van est gelé ! Littéralement, il y a 3mm de glace qui recouvre ses parois extérieures ! Ainsi, bénéficier de la salle relativement chauffée du camping et d’une bouilloire pour remplir notre bouillotte est non négligeable !

Notre petit rituel anti-froid s’impose : une boisson chaude pour avoir bien chaud avant d’aller se coucher, un passage aux toilettes pour éviter de devoir y aller pendant la nuit (et perdre toute sa chaleur), le maximum de couches de vêtements, chaussettes, bonnets, la bouillotte quelques minutes en avance sous l’amoncellement de couettes et plaids que nous avons, et c’est parti, on ne réfléchit pas, on s’endort vite !

La grosse veste façon année 80 aide aussi !

Au final, tout s’est très bien passé et nous avons très bien dormi, merci au bon équipement et au van isolé ! Le plus dur est finalement le matin, lorsqu’il faut réussir à s’extirper d’une montagne de couettes bien chaudes… pour retrouver une température négative ! Mais tout cela est vite oublié face à la magnifique journée ensoleillée qui s’annonce !

Nous sommes à ce que l’on pourrait appeler la mauvaise saison pour le Tongariro National Park : trop tard pour réaliser la mythique traversée du parc qui passe par le sommet du Tongariro et par les paysages du Mordor, trop tôt pour profiter des stations de ski qui ouvrent à peine. Mais qu’importe, cela ne nous empêchera pas de réaliser la randonnée pour aller voir les Tama Lakes !

Tama Lakes Track

Le soleil est à peine levé que nous le sommes déjà depuis quelques heures, au taquet pour cette randonnée. Une des difficultés de voyager en hiver en Nouvelle-Zélande, c’est que les journées étant raccourcies, il faut bien calculer son coup et partir tôt ! Depuis National Park (nous ne nous remettons toujours pas du nom de ce village), nous rejoignons le village de Whakapapa dont l’entrée est marquée par le château Tongariro Hotel, installé là au milieu des montagnes. Pour ceux qui connaissent le film Grand Budapest Hotel, c’est exactement la même idée de grand hôtel luxueux au milieu des montagnes ! C’est juste à côté que démarre le Tama Lakes Track, mais nous décidons de faire un petit crochet par les pistes de ski sur le Mount Ruapehu pour voir de quoi ça a l’air !

A seulement quelques kilomètres de là, la route se termine en cul-de-sac et nous découvrons la seule piste ouverte pour le moment, une petite piste verte pour les enfants. La neige recouvre faiblement les flancs des montagnes et de grandes plaques de givre s’étalent sur le parking. La piste est ouverte mais la neige semble à peine capable de soutenir nos empreintes de pas. Autant dire que nous aurions bien voulu pouvoir chausser des skis et profiter des montagnes, mais cela semblait compliqué !

Nous retournons donc au château derrière lequel part le sentier des Taranaki Falls, petite boucle de 6 km, qui se prolonge ensuite sur le Tama Lakes Track. Le temps est absolument magnifique, le chemin est très facile, le sentier étant sur une bonne partie constitué de lattes en bois, avec très peu de dénivelé. Et surtout une vue dégagée sur les 3 majestueux volcans vous accompagne tout du long !

Derrière nous, puis à notre droite sur une bifurcation du sentier le Mount Ruapehu et devant nous, le Mount Ngauruhoe, ou Mount Doom, qui n’est autre que la Montagne du Destin des films du Seigneur des Anneaux. Encore une fois, nous retrouvons ces volcans qui semblent sortir de nulle part, tant tout est plat autour d’eux. Ils élèvent leurs pointes blanchies, leurs formes arrondies ou découpés, solitaires, au milieu de vastes landes recouvertes de végétation courte et brune.

Une fois la boucle des Taranaki Falls quittée, nous ne croisons quasiment plus personne sur le sentier qui se fait de plus en plus étroit, traversant une rivière et serpentant au pied de petits monts. Nous rejoignons rapidement le Lower Tama Lakes (qui, comme son nom l’indique, se trouve en bas !), grand lac vert sapin installé au fond d’une large cuvette. Le moment semble tout indiqué pour notre pause sandwich (avalés rapidement car nos doigts commençaient à geler) !

Lower Tama Lake

Nous poursuivons vers le Upper Tama Lakes (situé un peu plus haut !) en montant au sommet d’un petit mont rocheux, glissant dans les roches noires qui roulent sous nos pieds. Nous poursuivons sur une large crête pendant un petit moment jusqu’à parvenir au point le plus haut. De là, nous découvrons le Upper Tama Lakes, bleu foncé, qui ressemble presque à un miroir métallique tant sa surface est lisse. Derrière, le dominant de toute son ombre, se trouve le Mount Ngauruhoe. L’entrée de la salle de la Montagne du Destin, ou Sauron à forgé l’anneau, nous fait face ! Même si l’image de la porte en tant que telle est créée numériquement, nous avons tout de même l’impression de voir exactement à quel endroit elle pourrait se situer, s’ouvrant sur le cœur incandescent du volcan.

♦ Les Taranaki Falls

La descente se fait par le même chemin, la Montagne du Destin dans notre dos, nous serpentant de nouveau sur ces grandes plaines enneigées jusqu’à retrouver la boucle des Taranaki Falls. Cette fois, nous partons sur la droite, sur le morceau de la boucle que nous n’avons pas parcourue à l’aller. Nous découvrons un peu plus loin les fameuses chutes Taranaki, leurs eaux furieuses dévalant les pentes rocheuses d’une petite falaise.

Le sentier se poursuit le long des flots des chutes, se perdant plus loin dans une forêt de pins. Nous en sortons alors que le soleil est déjà en train de se coucher, l’après-midi à peine entamée ! Au loin, au pied du mount Ruapehu, nous retrouvons le Tongariro Hotel. Nous arrivons sous ces fenêtres alors que l’on sert le thé de 17h.

Il nous aura fallut environ 7h pour cette balade de 18 km qui associe la boucle des Taranaki Falls au chemin des Tama Lakes. Il n’y a aucune difficulté particulière, et même si Clément l’a trouvée un peu interminable du fait de la monotonie des paysages, cela reste un magnifique randonnée ! Nous passerons une seconde nuit glaciale à National Park, avant de finalement repartir le lendemain vers des horizons plus chaud !

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Bonne route !

8 réponses sur “Nouvelle-Zélande – Tongariro National Park”

  1. Dire qu’on va contempler ces sublimes paysages dans quelques semaines. Ça fait tellement de temps que je rêve cette destination que j’ai encore du mal a y croire 🙂

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