Chili – De San Pedro de Atacama au nord désertique à Puerto Varas dans la région des grands lacs en auto-stop

Les nouvelles de l’autostop – épisode 1

Nous avons donc débarqué à Calama grâce aux navettes évacuant San Pedro de Atacama vers midi. Un petit mot au chauffeur et il nous a déposé bien gentiment à l’entrée de la Ruta 5, c’est-à-dire la route principale reliant Calama à la côte chilienne, notre destination. Eh oui, car il était désormais temps pour nous de nous lancer… à faire du stop !

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit au Chili. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

J’ai pris le temps de noter un petit paragraphe sur chacun des personnes nous ayant pris en stop. Nous vous proposons donc quelques portraits des personnes rencontrées sur la route et qui nous ont permis d’avancer ! En revanche, nous n’avons que trop peu de photos : nous n’avons pas vraiment osé demander à nos chauffeurs de se faire prendre en photo…

◊ Pourquoi s’y lancer maintenant ?

Plusieurs raisons à cela ! La première est qu’au bout de presque 5 mois de voyage, nous commencions à nous sentir bien rodés. Nous avions compris dans leurs grandes lignes le fonctionnement des divers pays d’Amérique du Sud que nous avions traversé, nous avions eu le temps d’engranger déjà des dizaines d’expériences de voyages, nous commencions enfin à nous débrouiller suffisamment en espagnol pour tenir une conversation et nous étions fin prêts pour démarrer cette nouvelle aventure : parcourir le Chili du nord au sud en faisant du stop. Nous avions hâte de nous lancer dans cette nouvelle page de notre aventure à nous.

Nous n’en avions pas fait jusqu’à maintenant car, premièrement, cela n’avait pas vraiment de sens (à nos yeux). En effet, les bus en Équateur, au Pérou, en Bolivie étant tellement peu chers (de l’ordre de 7€ pour des trajets de 15h…), le principe même de faire du stop, de vouloir voyager gratuitement (alors que concrètement, avec nos têtes de blanc bec, on passe difficilement inaperçus et on est assez vite vu comme des européens, donc des personnes ayant de base un peu plus d’argent que la moyenne) n’est pas forcément courant ou compréhensible pour les locaux. On nous avait prévenus par exemple qu’il était assez courant que les personnes susceptibles de nous prendre en stop nous demande de l’argent à la fin. Du coup, pour nous (je pèse là-dessus car c’est bien sûr un point de vue discutable), cela nous aurait semblé un peu « hypocrite » de vouloir voyager gratuitement avec des personnes ayant de base un niveau de vie bien moins élevé que le notre et dans un pays où on trouve encore assez peu de voitures personnelles. Ensuite, les auto-stoppeurs ne sont pas légions dans ces pays où l’état des routes n’est pas non plus optimale. Nous n’étions donc pas vraiment à l’aise avec l’idée.

En revanche, en débarquant au Chili, l’impression était tout autre. Le Chili est un pays riche, avec de profondes inégalités, certes, mais où le coût de la vie rivalise avec un coût européen. Nous avons donc tout de suite eu l’impression que les Chiliens n’avaient pas du tout le même rapport à nous. Tandis qu’au nord de l’Amérique latine nous sentions fortement notre différence, de culture certes, mais aussi d’habitudes, de mode de vie, au Chili, nous passions beaucoup plus facilement pour de simples vacanciers (voire carrément comme des vacanciers chiliens). Le rapport n’était donc plus du tout le même et le stop au Chili est un moyen courant de voyager pour la plupart des jeunes sans le sous (en atteste les dizaines de personnes croisées sur la route comme nous !).

De plus, deuxième raison importante, le coût de la vie au Chili ! En débarquant à San Pedro, nous avons eu l’impression de prendre une bonne douche froide (hum, en fait, on l’a fait pour de vrai ça ! Mais c’est une autre histoire) en découvrant le prix de n’importe quel hébergement ou repas. De base, nous recherchons toujours au plus économique. Mais lorsque le plus économique est un camping à 25€ la tente ou une petite assiette de poulet-riz à 10€ dans un restaurant, ça devient compliqué. A la base, une expérience intéressante à vivre, le stop est aussi devenu… une nécessité si nous voulions ne pas dilapider notre bourse en quelques jours au Chili.

De Calama à Antofagasta : le désert, seulement le désert !

Nous voilà donc, aux alentours de midi, sur la grande piste en terre qui longe la route, juste après un petit rond-point à la sortie de Calama, levant le pouce courageusement pour la première fois. Nos sacs sont bien en vue pour exprimer le fait que nous sommes de simple voyageur et nous prenons le temps de sourire à chaque voiture qui passe. Au bout de 10 minutes, un petit camion s’arrête. Nous rencontrons alors Juan qui s’en va à Copiapo en passant par Antofagasta pour réaliser un déménagement, et c’est parti ! Il nous fait de la place à côté de lui et nous passons les 3h suivantes à discuter de tout et de rien, nous intéressant autant qu’à lui (notre première rencontre chilienne !) qu’il s’intéresse à nous. Il nous parle beaucoup de ses enfants, à peu près du même âge que nous et nous sentons qu’il ne peut s’empêcher de faire le parallèle.

Ces trois premières heures sur les routes chiliennes sont assez déroutantes. Nous traversons un désert qui semble infini, triste et hostile. Des cailloux, quelques dunes de sable et de cailloux et rien d’autres que de gros camions ne s’y arrêtant pas.

Arrivés à Antofagasta, nous remercions Juan pensant qu’il nous laisserait simplement aux abords de la ville où nous comptions ensuite rechercher un hébergement. Eh bien non, non seulement Juan a voulu nous aider à trouver un hôtel sur internet mais il nous a en plus littéralement posé devant, s’assurant que nous avions bien une chambre pour nous. Tout cela, sachant qu’il était déjà 18h et qu’il en avait encore pour prêt de 5h de route devant lui !

♦ Antofagasta

Antofagasta n’était pour nous qu’une étape, un point sur la carte pratique à relier depuis Calama, sur la route pour le sud, une distance pas trop loin de notre point de départ qui nous a paru être une bonne idée pour démarrer, tester le stop au Chili, jauger de son efficacité. On peut dire que les choses ont bien démarrées ! Du coup, nous n’avons pas vraiment pris le temps de visiter la ville. En 2 mots, il s’agit d’une ville en bord de mer avec une très grande et très belle plage mais qui ne semble pas pour autant vouée au tourisme. La plage est bordée d’une grande avenue où passent en trombe toutes les voitures continuant plus bas vers l’autoroute et par de grands immeubles modernes vitrés.

De Antofagasta à Chanaral : entre désert et littoral

Le lendemain, nous enchaînons sur une nouvelle journée de stop. Elle ne commence pas si mal puisqu’un homme nous propose dès le début de nous déposer à la sortie de la ville, à un arrêt de bus bien protégé, ce qui est parfait car nous nous étions apparemment mis à un endroit pas très passant. Au bout de 15 min, un camion s’arrête et Manuel nous propose de nous emmener à une vingtaine de kilomètre plus loin au point où la route d’Antofagasta rejoint la Ruta 5 où nous trouverons avec plus de chance quelqu’un pour nous emmener plus au sud. Nous acceptons en nous disant que cela nous permet toujours d’avancer…. Sauf que voilà, Manuel nous dépose à un petit arrêt de bus, certes, sauf qu’il est directement sur l’autoroute, là où les voitures foncent à toute allure. Nous attendrons ici pendant près de 4h à tendre le pouce sans discontinuer en brulant au soleil sans que jamais personne ne s’arrête.

Alors que s’est-il passé depuis la vieille ? Les chiliens auraient subitement décidé de ne plus jamais prendre aucun auto-stoppeurs ? Non, nous pensons que c’est plutôt que nous étions au très mauvais endroit ! A la fois loin de la route principale (donc moins à même de convaincre les conducteurs qu’ils pouvaient nous prendre) et à un endroit où les voitures roulaient beaucoup trop vite… De plus nous étions à la croisée de plusieurs industries minières et de la route vers le port d’Antofagasta et la plupart des camions que nous avons vu ce dimanche ne faisaient que des rotations entre mines et port…

Heureusement, nous avons réussi sans aucun problème à faire demi-tour et à retourner passer la nuit à Antofagasta. Remontés à bloc, nous sommes repartis le lendemain, nous postant de nouveau au premier arrêt de bus à la sortie de la ville et arborant nos plus beaux sourires, le pouce levé. Nous avons appris ce jour-là une leçon très importante que nous avons par la suite toujours suivi : toujours discuter avec le conducteur/la conductrice le temps qu’il faut pour se mettre d’accord sur l’endroit où il peut nous déposer, si c’est passant ou non, proche d’une ville pour se replier si on est bloqué, et à un point stratégique (une aire de service par exemple, un endroit qui ne soit pas dangereux, où les voitures peuvent s’arrêter sereinement etc). Ainsi, nous préférions nous mettre d’accord en avance, quitte à simplement refuser de monter avec quelqu’un qui ne nous dit pas précisément où il peut s’arrêter. Il faut dire aussi que c’est un « luxe » que nous pouvons nous permettre au Chili où le stop (on en reparle après) est très facile et fonctionne très bien !

En effet, le lendemain, au bout d’une quinzaine de minute, Daniel, un camionneur, nous a embarqué pour un voyage de près de 500 km jusqu’à Chanaral, petit village sur la côte. Nous aurions carrément pu aller jusqu’à Santiago avec lui, mais faire des petites étapes nous permettant de voir du pays nous correspondait plus.

La communication avec Daniel a été un peu plus compliquée pour 2 raisons : son accent chilien très prononcé (les chiliens ont tendance à manger la fin de leur mot, à utiliser du langage familier etc et clairement, nous ne sommes pas au niveau pour ça !) et du bruit dans son camion. Je dois dire que, bien qu’à peu près tout le monde, je pense, a conscience que la vie de routier n’a rien d’évident, cette conscience est devenue d’autant plus vive dans mon esprit après avoir passé près de 6h à rouler dans ce camion. Que ce soit le bruit continu, entêtant (de plus ponctué par un « tutututu » électronique indiquant quand le camion déborde sur une ligne blanche… soit 95% du temps pour un camion large comme la route !) l’inconfort dû au peu d’amorti des roues, l’éblouissement constant du soleil, la difficulté de rester assis pendant des heures sans se dégourdir les jambes (et en plus, nous n’avions pas à conduire !), on ne peut pas dire que ce soit un travail confortable !

Le camion de Daniel !

Ce jour-là, nous avons continué notre traversée de ce morceau de désert qui s’étale sur le tout le nord du Chili. Nous sommes passés non loin des 2 observatoires internationaux et avons rêvé des nuits étoilées qui doivent être possible de voir ici !

Daniel nous a proposé très gentiment de faire un petit détour pour nous déposer le plus près possible de Chanaral, notre étape de la journée. Il nous a ainsi lâché à 6 km de la ville, lorsque des panneaux publicitaires commençaient à rompre la monotonie du désert. Nous avons remonté la route jusqu’au village croisant quelques auto-stoppeurs en sens inverse qui tentait de s’échapper de la ville.

En route pour Chanaral !

♦ Chanaral

Chanaral est un village de bord de mer sans grand intérêt non plus. Il n’y a rien dans la ville même et la plage face à la ville… est surtout un lit de vase. En continuant la route un peu plus loin le lendemain, nous avons compris que les jolies plages du coin, là où les gens aiment se rassembler, se baigner, faire des barbecues, etc, se situent simplement un peu plus loin sur la côte mais pas dans la ville même.

Comme à notre habitude, nous avons fait le tour des quelques hôtels de la ville en débarquant pour tenter de dénicher le moins cher. Premier prix annoncé : 45 000 pesos (soit 60 euros) aie aie aie, ça va être compliqué ! Au bout du quatrième hôtel, nous finissons par négocier une chambre simple (donc pour une personne) à 15 000 pesos que nous partagerons tous les deux. Il va nous falloir être créatif pour s’en sortir financièrement au Chili ! L’autre option aurait été de dormir sur la plage, mais nous avions grand besoin d’une douche ce jour-là ! Le point positif de notre hôtel était que nous étions situés à 2 pas de la route… permettant de repartir directement de la ville le lendemain !

De Chanaral à La Serena : un bout de côte chilienne

Le lendemain, nous faisons 3 pas à la sortie de notre hôtel, nous nous postons sur la route… et au bout de 10 minutes, nous sommes partis ! Nous tombons sur Miguel, co-propriétaire d’une petite entreprise de transport avec son plus grand fils, qui nous emmène directement à La Serena, à 500 km de là ! Miguel a été certainement l’une des personnes avec laquelle nous avons le plus discuté ! Très gentil, très ouvert, nous avons passé les 5h de trajet à lui poser toutes les questions qui nous venaient en tête sur le Chili et les chiliens et il en a fait de même, s’intéressant autant à nous et à notre parcours que nous à sa vie. Afin d’éviter les péages de l’autoroute, Daniel a de plus préféré la route de la côte, infiniment plus jolie et il s’est même arrêté pour nous dans un parc naturel où nous avons pu voir quelques guanacos au loin !

Des guanacos ! (Cousins du lama)

Vers 16H, nous nous sommes arrêtés à quelques kilomètres de La Serena dans un petit restaurant d’autoroute (comprenez une petite bâtisse en tôle au milieu du désert tenu par 2 petites femmes toutes ridées), et Daniel s’est même proposé pour nous offrir le repas, ce que nous avons refusé à grands cris, en revanche, il s’est offert un super CD de musique du coin vendu par le restaurant « DJ Jackie – Camioneros ». Un CD entier de chansons concernant les camions que nous avons découvert sur la route. Bonne ambiance garantie !

♦ La Serena

En début de soirée, Miguel nous a donc déposé à La Serena, sorte de Nice chilien (la vieille ville très sympa en moins, la plage de sable fin en plus), ce dont nous n’avions aucune idée en arrivant mais que nous avons très vite compris en découvrant le bord de mer où se promenaient des chiliens en vacances mangeant glaces, hot-dogs ou produits de la mer, et en découvrant les prix des hébergements… Arg, 25 000 pesos (environ 33 €) pour un emplacement de camping (un bout de sable sur un parking) et bien sûr, pas vraiment de possibilité de camping sauvage sur la côte…

Bon finalement, nous nous sommes trouvé une chambre partagée dans un airbnb très sympa, au calme et moins cher que le camping (un comble !) et nous avons tout de même pris 2 jours dans cette ville qui ne nous a pas vraiment fait d’effet histoire de se reposer un peu. Nous avons tout de même tenté le surf sur ce morceau de côte chilien si réputé. Toutefois, ce ne fut pas vraiment une réussite, les conditions ne permettaient pas vraiment de pouvoir surfer quoi que ce soit. Mais tant pis, ces 2 jours nous ont permis de repartir d’attaque pour l’étape suivante !

On était pas trop mal !

◊ De La Serena à Santiago : la route vers la capitale

La sortie de La Serena s’est révélée un tout petit peu plus compliquée, nous avons eu du mal à trouver un spot convenable pour poursuivre le stop. Du coup, lorsqu’au bout d’1h30, une petite voiture avec un homme d’une cinquantaine d’année et un chaton (oui oui !) s’est arrêté et nous a indiqué aller jusqu’à Santiago, nous étions ravis ! S’il a un chaton, il ne peut pas être mauvais ! Eh bien… Au cours de la conversation, nous avons très vite découvert que Marco, notre conducteur, était climato-sceptique (« une ruse des gouvernements pour se faire de l’argent ! »), misogyne voire sexiste (en atteste ses remarques peu flatteuses envers les dames des péages ponctuées de rires gras et de petits coups de coudes dans les côtes), raciste et anti immigration, notamment des boliviens et vénézuéliens (« ils vont nous piquer notre travail !) et complotiste (les illuminati, tout ça…), et qu’il s’en fichait pas mal d’argumenter ses positions et d’en discuter (ce qui nous aurait permis de chercher à comprendre son point de vue si différent du nôtre !) ou de faire connaissance avec nous (on lui permettait surtout de ne pas s’endormir). Sympa !

Bon, nous sommes arrivés sans encombre à Santiago où il nous a déposé gentiment en plein centre, mais ce ne fut pas, loin de là, la personne avec laquelle on a le plus aimé discuter ! Au moins, on peut se dire que le stop nous aura permis de rencontrer des personnes que l’on n’a pas l’habitude de côtoyer souvent !

♦ Santiago 

Santiago ne fut pour nous qu’une étape d’une nuit car nous sommes repartis dès le lendemain en bus pour Pucon, dans la région des lacs. Eh oui, nous reviendrons à Santiago d’ici un bon mois et demi pour prendre l’avion, nous la découvrirons à ce moment-là ! Nous avons ensuite fait le choix du bus car nous pensions qu’il serait plus compliqué de sortir d’une grosse ville comme Santiago (difficile de trouver un endroit où se poster !). De plus, nous commencions à avoir envie d’avancer un tout peu plus vite : nous n’avions pas d’envie particulière de voir la région entre Santiago et Pucon (800 km), il était donc plus simple d’aller plus vite en bus !

D’ailleurs grosse déception en ce qui concerne les bus : ils sont plutôt chers (du moins par rapport aux autres pays que nous avons traversés) et surtout beaucoup moins confort ! Au revoir les lits en cuir hyper confort du Pérou pour seulement quelques euros !

♦ Pucon

Changement radical de décor ! Nous délaissons complètement le désert aride, les plages de sable blanc et la chaleur pour se retrouver au milieu des montagnes, dans la fraîcheur d’une petite ville au bord d’un lac ! Nous n’avons pas grand-chose à vous raconter sur Pucon, car nous n’y avons passé qu’une seule journée et 1 nuit avant de continuer notre route vers le sud. Toutefois, n’allez pas croire qu’il n’y a rien à voir dans le coin ! La région est magnifique avec une combinaison de volcans aux sommets enneigés et d’immenses lacs et de nombreuses randonnées ou ascensions de volcan sont possibles. Deux raisons nous ont poussé à partir : la première c’est que nous avions envie de paysages différents et notamment de partir plus au sud du Chili, d’atteindre la Patagonie. Nous préférions donc investir notre temps ailleurs ; la seconde c’est que le côté trop touristique de Pucon (la ville semble entièrement dédiée à l’accueil de touristes chiliens pendant la saison) et les prix des excursions ne nous pas beaucoup donné envie de tenter l’aventure ! De plus, nous sommes arrivés un jour de pluie, au camping donc clairement il n’y avait pas mieux à faire que de rester sous la tente à regarder des films !

Camping à Pucon, 2 Harry Potter sous la pluie dans la tente 😉

Petit curry de légume au réchaud pour se donner du courage !

◊ De Pucon à Puerto Varas : la région des lacs

Voilà certainement notre aventure auto-stopique la plus épique ! Pour cette étape d’à peine 300 km, il nous a fallu pas moins de 8 voitures différentes et une journée entière ! Chaque conducteur nous a permis d’avancer entre 20 et 70 km en direction de Puerto Varas, il faut être en forme ! Toutefois, la journée a été dingue car nous n’avons jamais attendu plus que 20 minutes pour qu’une voiture veuille bien nous avancer. Il y a même eu une fois, où une toute petite voiture avec une maman et sa fille partant en vacances s’est arrêtée littéralement 3 secondes après que nous soyons sortis d’une autre ; nous n’avions même pas eu le temps de commencer à lever le pouce !

J’ai adoré cette journée où nous avons rencontré vraiment tous types de personnes, de la jeune trentenaire qui part rejoindre ses copines pour les vacances, au vétérinaire en pick-up rutilant qui à un rendez-vous important en passant par un couple de quarantenaires qui avait visité la France et adorait nous entendre parler français (Klémôn y Mariii ! Que lindo !!). Ce qui a été fou aussi, c’est que nous avons été confronté pour la première fois à la célébrité du stop au Chili : sur la ruta 5, nous avons croisé une bonne quarantaine d’autostoppeurs sur une journée. Nous avons même dû 2 ou 3 fois, attendre que d’autres auto-stoppeurs partent pour pouvoir prendre leur place et stopper à notre tour. Mais la facilité avec laquelle nous avons pu avancer aujourd’hui malgré le monde et malgré les endroits pas forcément propices où nous avons été déposés prouve bien que le stop est très facile au Chili, très accepté et un moyen très adapté de se déplacer !

♦ Puerto Varas

Puerto Varas est une autre ville très touristique de la région des lacs au Chili où nous nous sommes arrêtés 2 jours, histoire de recharger les batteries et de prévoir la suite. Nous avons logé « Chez Rebecca », qui cède un bout de son jardin pour installer une tente pour 10 000 pesos la nuit. Nous nous sommes un peu promené le long du magnifique lac qui nous a beaucoup fait penser à notre Annecy française.

Notre camping à Puerto Varas

Nous avons également beaucoup aimé visiter le Museo Pablo Fierro qui est en fait une vieille baraque entièrement dédiée à l’art. Faite de brique et de broc (le devant d’un bateau en bois sort littéralement d’un côté de la maison !), on s’y promène en découvrant les très belles toiles représentant les jolies maisons en bois de la région faite par Pablo Fierro (qui se promène lui-même dans la maison), en profitant de la vue ou en lisant les milliers de petits mots d’autres visiteurs.

Museo Pablo Fierro

Les petits mots des fans !

En quelques jours, nous avons ainsi traversé la moitié du Chili du nord au sud de rencontres en rencontres. Nous avons adoré cette nouvelle expérience, sorte de pause dans la continuité de notre voyage fait jusque-là de visites et de magnifiques paysages et nous changeant complètement de ce que nous avons pu voir ou faire avant. Le stop est à la fois une expérience éprouvante par le fait qu’il faut souvent attendre en plein soleil, porter son sac puis être en mesure de tenir une conversation de 7h dans une langue qu’on ne maîtrise pas encore très bien. Mais il s’agit surtout d’une expérience qui nous a beaucoup fait grandir, nous a fait sortir encore un peu plus de notre zone de confort, nous a fait mettre les pieds dans un Chili sûrement moins touristique mais tout autant intéressant et vrai.

Et vous, avez-vous déjà tenté le stop ? Que pensez-vous de ces portraits ?

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Bonne route !

5 réponses sur “Chili – De San Pedro de Atacama au nord désertique à Puerto Varas dans la région des grands lacs en auto-stop”

  1. Quelle aventure! C’est génial d’avoir fait du stop et d’avoir pu discuter des heures avec les locaux, rien de mieux pour améliorer son espagnol! Super post comme toujours, c’est un plaisir de vous lire et ça me donne moi aussi envie de partir faire le tour d’un continent 😀 des bisous!

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