Tour du monde – Réflexions à 6 mois de voyage

Voilà déjà 6 mois que nous voyageons ! Nous avons accompli un peu plus d’un tiers de la durée de notre voyage totale. Cela nous parait à la fois très court lorsque l’on repense au fait qu’il y a seulement 6 mois de cela, nous débarquions frais et pimpants sous la chaleur tropicale de Cuba avec tout notre équipement empaqueté pour la première fois, les bretelles de nos sacs à peine usées. Et en même temps, on se dit « cela ne fait que 6 mois ? », étonnés face au nombre de choses que nous avons vues et accomplies, le nombre de kilomètres parcourues, le nombre de personnes improbables rencontrées, qui nous donnent l’impression que nous avons vécus plusieurs vies.

Il y a 6 mois, impatients de partir !

L’incroyable Havane

On vous propose donc une sorte d’article-bilan sur les quelques réflexions que nous avons pu avoir pour l’instant au cours de ce voyage durant nos nombreuses heures de bus, le regard perdu à l’horizon, la tête dans une sorte d’ébullition lascive. En effet, s’il y a bien une chose inédite que nous avons l’impression d’avoir enfin pendant ce voyage, c’est le temps de penser !

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est !  Pour lire le début des aventures, c’est ici.

◊ Avant d’en dire plus, quelques précautions…

Bien sûr, nos propos sont généraux et il y aura toujours la possibilité de trouver un exemple qui ne fonctionne pas. Un exemple de la vie tellement dur, que toutes nos considérations semblent bien futiles, surtout dans le contexte français actuel où ce type d’exemple se fait légion. On pourra toujours nous dire que c’est facile pour nous de parler de tout ça alors que nous sommes déjà tellement chanceux d’être nés dans la 5ème puissance économique mondiale, dans des familles aimantes qui nous ont toujours poussé pour réussir le mieux possible, en bonne santé et sans soucis particulier. Oui, bien sûr.

Machu Picchu, Pérou

Mais nous pensons aussi qu’autour de nous, nous-même inclus, il y a tellement de gens qui ont de la chance ou des possibilités similaires et qui ne le voient même pas ou bien s’enivrent toutes seules de contraintes, de peur ou d’obstacles inutiles et que donc en parler peut peut-être permettre d’ouvrir certaines portes. Et puis aussi, il s’agit de ce que nous avons découvert/appris, relativement à notre expérience que nous vous partageons ici. Les choses peuvent être bien différentes pour vous ! Tout doit toujours être pris avec du recul !

◊ Nous sommes, nous français, des privilégiés

Si, comme nous, vous êtes français (ou de tout autre pays européens bien portant), alors il faut savoir, que de base, nous sommes privilégiés par rapport à la plupart des autres habitants de ce monde. Le dire ressemble sûrement à de l’enfonçage de portes ouvertes, mais je pense que c’est typiquement le genre de chose que l’on sait tous, mais que l’on oublie au quotidien et dont nous n’avons plus vraiment conscience.

Comuna 13, Medelin, Colombie

Je me souviendrais toujours de cette soirée à Huanchaco, au Pérou, où nous nous sommes retrouvés à discuter avec 1 russe, 1 vénézuélien, et 1 allemand. Nous discutions depuis un bon moment, les uns s’intéressant aux autres dans une très bonne ambiance de curiosité partagée. Nous étions tous ici pour les mêmes raisons : découvrir ce coin de côte péruvienne, profiter de notre voyage. Nous avons, à un moment donné, trinqué avec l’allemand au sujet du fait que nous n‘avions actuellement pas de travail et que nous avions préféré se retrouver dans une situation peut-être un peu plus précaire que celle que nous avions avant pour pouvoir se permettre de voyager. Il y a eu comme une sorte de gêne du côté du russe et du vénézuélien pour lesquels le principe d’avoir un travail est une chance énorme qu’ils ne sont absolument pas prêts à laisser tomber. Nous nous sommes alors rendus compte que pour être au même point que nous (c’est-à-dire se permettre d’économiser pendant quelques temps pour ensuite voyager sans avoir à travailler), il leur faudrait peut-être faire 10 fois plus d’effort que nous car de base, la situation de leur pays d’origine ne leur permet pas, même en suivant le même parcours scolaire et professionnel, de parvenir à ce niveau de confort. Nous avions à peu près le même âge, les mêmes envies, la même force d’ambition et pourtant, un mur se dressait entre nous de par notre lieu de naissance.

Ollantaytambo, Pérou

Et on ne vous parle même pas des personnes que nous avons rencontrées à Cuba, des personnes qui en France feraient parties d’une classe plutôt aisée et qui, à cause de la situation de leur lieu de naissance, ne peuvent pas se permettre de boire un verre le samedi soir sans consulter leur compte bancaire, ne prendront jamais l’avion, n’auront jamais de voiture. On ne vous parle pas non plus de la quantité d’enfants, au Pérou ou en Bolivie, que nous avons vu travailler dans la rue à vendre des sucreries ou cirer des chaussures, alors qu’ils n’étaient pas plus hauts que 3 pommes.

La Havane, Cuba

Quelque soit notre niveau d’intelligence ou de travail, de base, les chances ne sont certainement pas les mêmes en Europe ou en Amérique Latine, par exemple. Et il ne faut pas l’oublier et se rendre compte que malgré tout le mérite que l’on est en droit de demander lorsque l’on a accompli quelque chose, à la base, on a quand même eu de la chance. Ce qui nous amène à notre deuxième point !

Trinidad, Cuba

◊ Un peu plus d’humilité

Je crois que plus les jours passent, plus nous découvrons de choses, plus nous apprenons de nous-même et de nos expériences, plus nous apprenons l’humilité. L’humilité devant la chance que nous avons (retour au premier point) mais aussi l’humilité devant toutes les personnes que nous rencontrons et qui font parfois preuve d’une force exceptionnelle pour pouvoir faire vivre leur famille, faire tourner leur commerce ou simplement réussir à chauffer leur maison, se nourrir et aller au travail.

Guatape, Colombie

Nous devenons également plus humbles face nos conditions de simples êtres humains sur Terre. Nous avons compris que tout ne nous ai pas dû, qu’il n’est peut-être pas si logique que ça de pouvoir s’acheter des tablettes de chocolat par milliers en France sans se poser de question alors que l’on en trouve même pas dans les commerces des pays producteurs de chocolat. Nous avons pris conscience, par exemple, que l’abondance de biens de consommation chez nous implique la destruction de forêts entières et d’écosystème fabuleux. Nous le savions, oui, mais là, nous l’avons vu. Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des choses bien plus grandes et bien plus belles que nous et qui ne méritent pas d’être traitées avec la désinvolture dont l’espèce humaine peut faire preuve.

San Agustin, Colombie

Bien sûr, nous sommes hautement critiquables sur ce point car nous sommes très loin d’avoir un mode de vie exemplaire (ne serait-ce que nos déplacements en avion…). Mais nous apprenons et nous avons déjà pas mal d’idée sur comment nous voyons notre avenir plus en accord avec ces principes-là !

Marché d’Otovalo, Equateur

◊ Rien ne sert d’avoir peur de l’inconnu !

Il y a des tas de choses autour de nous qui nous incitent à avoir peur, à se dire qu’on y arrivera pas, à se sentir pas suffisamment compétent, pas suffisamment ceci ou cela, que c’est trop dangereux, trop cher, et puis qu’on en a besoin. Mais tout ça, c’est du flan.  (Au passage : pour autant, on adore le flan au caramel, quand même !)

Ollantaytambo, Pérou

On peut se permettre de se faire confiance et de faire confiance à son instinct et les bonnes réponses, c’est-à-dire celles qui nous conviennent personnellement viendront toutes seules, d’elle-même. L’instinct vous dira si oui ou non il fallait oser aller à tel ou tel endroit, prendre tel bus vers un lieu totalement inconnu, adresser la parole à telle personne ou se lancer dans telle activité.

Désert de Tatacoa, Colombie

Mais il n’y a qu’en vous que vous saurez ce dont vous êtes capables et si vous avez vraiment besoin de faire telle ou telle chose. Mais, même si vous ne le savez pas, même si vous doutez fortement de votre capacité à accomplir un rêve, réussir à un projet, apprendre une nouvelle chose, peu importe ! Que cela fonctionne ou pas, il y a toujours quelque chose à prendre de toutes choses. C’est déjà énorme d’avoir essayé et de faire partie de ce petit pourcentage de gens qui un jour, s’est lancé dans quelque chose de peut-être un peu trop grand pour elle. Dans tous les cas, chaque pas en avant sera toujours un pas de moins à faire pour réussir quelque chose.

Guagua Pichincha, Equateur

Il y aura toujours quelqu’un pour vous dissuader de toutes choses. Je me souviendrais toujours quand, à 26 ans, j’ai voulu apprendre à faire du surf, et qu’une personne que je connaissais n’a rien trouvé de mieux à me dire que « mais tu ne serais pas un peu trop vieille pour ça ? » Alors on fait quoi dans ce cas-là ? On reste chez soi où c’est moins dangereux ? Ou bien on pointe son nez dehors, on tente et au mieux, c’est génial, au pire, on a essayé de faire quelque chose de ses 10 doigts ?

Tena, Equateur

On a débarqué en Colombie en ayant, très honnêtement, plutôt peur. Personne autour de nous ne semblait à l’aise à l’idée que nous allions dans ce pays à la réputation sulfureuse bien que les choses aient beaucoup changées ces 10 dernières années. Je me souviendrais toujours d’un enfant de primaire avec qui nous partageons notre carnet de voyage (voir ici pour l’anecdote !) qui nous a dit sans détour, avant même que nous ayons pu en dire plus lorsque nous lui expliquions que nous irions en Colombie, que c’était « un pays qui tue ». Et c’est bien compréhensible qu’il ait pu dire ça, c’est ce que les médias, ce que même France Diplomatie (qui, bien que très utile, est quand même très alarmiste) portent à croire. Sauf qu’il y a bien des gens qui vivent dans ce pays, tous les jours, et qui ont plutôt l’air de bien se porter ! Pourquoi donc cela seraient-ils différents pour nous ? Parce qu’on est blanc comme des lavabos donc forcément on donne automatiquement une image de richesse ? Est-ce que ce n’est pas un peu triste d’imaginer que « ça ne vaut pas le coup » d’aller en Colombie pour ça alors que c’est un pays où les habitants ont justement à cœur de redorer le blason de leur pays, d’accueillir les étrangers et de montrer toutes les belles choses dont ce pays regorge ?

Huanchaco, Pérou

◊ Il y a toujours quelque chose à prendre de toutes choses 

Quelque chose que l’on aura appris à l’expérience ! Dans tous imprévus ou moments pas très cool, il y a toujours quelque chose à en tirer. Ahaha c’est souvent plus facile à dire qu’à faire ! Mais croyez-nous, parfois, on s’en rend compte des semaines ou des mois après et parfois, ce que l’on apprit nous paraît tellement insignifiant que l’on y pense même pas comme quelque chose de positif qui nous a fait grandir.

Montagne aux 7 couleurs, Pérou

Par exemple, on vous avait raconté notre seconde expérience de couchsurfing en Colombie, ainsi que notre premier volontariat à Mompiche. Il y avait clairement des choses qui ne nous ont pas plu et qui nous ont fait nous demander « mais qu’est ce qu’on fout là ? ». Au final, nous sommes très contents de ces expériences. Nous en ressortons beaucoup plus expérimentés, beaucoup plus sûrs de nous sur ce qui nous est important, sur nos principes et sur ce dont on n’est pas d’accord de laisser passer devant une personne qui cherche à nous impressionner. Si c’était à refaire, nous le referions à 100 % !

Volontariat à Mompiche, Equateur

Une journée compliquée, sous la pluie, dans le froid, peut toujours être un moyen de tester une fois de plus votre force vive, votre capacité à tirer meilleur parti des évènements, à garder le sourire et raconter des blagues quand on a juste envie de baisser les bras. Et puis, se lamenter n’a jamais fait avancer personne !

◊ Il y aura toujours quelqu’un pour critiquer ou vous dire ce que vous devez faire et qui sera mieux pour vous

Nous avons rencontré quelques (très peu) voyageurs antipathiques qui considéraient que leur façon de voyager étaient la meilleure. Ou même avant de partir, quelques personnes, non réellement intentionnées dans l’idée de nous donner de vrais conseils ou de nous aider, nous ont dit qu’on aurait dû acheter tel ou tel équipement, partir à tel ou tel endroit sans jamais prendre en compte nos critères, nos contraintes, ou simplement nos envies à nous. Il y a encore quelques jours, nous avons rencontré un monsieur qui nous a dit au bout de 10 secondes de conversation que nous avions fait « une terrible erreur » en réservant tel tour plutôt qu’un autre pour le Salar d’Uyuni.

Le Salar d’Uyuni, Bolivie

Mais enfin, que pouvait-il bien savoir de nous pour être aussi sûr de lui ? On lit aussi sur les groupes Facebook des dizaines de personnes qui disent « il faut absolument voyager comme si ou comme ça, prenez/ne prenez pas de duvet ça sert/ne sert à rien » etc. De même, comme nous vous le disions ici, nous nous étions imaginés énormément de choses à partir des expériences des autres, en oubliant presque ce que nous étions nous. Mais au final, tout ça est quand même très personnel. Tout cela dépend complètement de comment vous, vous voyez les choses. Donc écoutez les conseils, lisez des choses, oui, mais surtout, faites vos propres choix selon vos propres envies.

Isla del Sol, Bolivie

Si vous avez l’habitude de voir des gens encenser la vie en auberge de jeunesse et les milliers de rencontres que l’on fait au cours d’un voyage alors que ce que vous aimez c’est vous retrouver tout seul dans votre tente et écouter la pluie tomber sur la toile, affirmez-le. Si on vous dit que vous devez absolument aller faire tel sommet dans tel pays alors que vous avez horreur de la randonnée, ne vous y sentez pas obligé ! Si on vous parle en permanence des bienfaits de voyager alors que ça ne vous correspond absolument pas et que vous vous accomplissez dans bien d’autres choses, ne vous sentez pas gêné pour autant et faites ce que vous aimez vraiment ! Vivez votre propre aventure, elle ne pourra être que la plus belle parce que c’est la vôtre.

◊ Le premier pas est toujours le plus compliqué

Lorsque nous repensons à tous les doutes ou toutes les questions que nous avions avant de partir, cela nous paraît complètement dingue. Lorsque nous relisons nos réflexions au sujet de notre voyage à son commencement, nous nous sentons désormais bien loin de tout cela (et on l’est géographiquement aussi d’ailleurs !). Ce n’est pas que nous avons répondu à ces questions-là ou que nous avons trouvé la solution. C’est plutôt que nous avons arrêté d’y penser et que nous avons trouvé d’autres réponses. Le début de n’importe quel grand projet peut être compliqué, c’est normal, parce que l’on part forcément avec tout un bagage d’espérances sur comment les choses vont être, d’inquiétudes, de certitudes parfois, de peur et à notre propre bagage s’ajoute souvent celui des autres qui nous transmettent leurs propres peurs, inquiétudes, certitudes. Ça fait beaucoup de choses à porter !

Tungunrahu, Equateur

Au final, nous nous sommes lancés. Nous avons un peu trébuché au début et puis petit à petit les choses sont devenues beaucoup plus naturelles. Aujourd’hui, nous ne savons pas ce que nous ferons demain et c’est tant mieux. Nous n’avons aucune inquiétude sur le fait que les choses viendront d’elles-même, sur le fait qu’en écoutant nos envies au jour le jour nous ferons les bons choix pour nous sentir au mieux. Nous savons aussi que si aujourd’hui n’était pas génial (parce qu’on a dû régler un problème, parce qu’on a passé la nuit à grelotter sous la tente, parce que on a fait un mauvais choix), de meilleures choses nous attendent et il ne nous reste plus qu’à les voir.

Glacier Pastoruri, Pérou

Donc ne chargez pas trop d’espoir sur ce premier pas. Faites-le et regardez rapidement vers le deuxième.

Montagne aux 7 couleurs, Pérou

◊ Le sentiment de liberté se saisit

On croit souvent que demain, la semaine prochaine, dans un mois, dans un an, « ça ira mieux ». Eh bien, surprise : c’est rarement vrai ! La plupart du temps, ce qui fait que les choses vont mieux, c’est que vous avez soit agi pour les changer, soit vous les voyiez différemment (par habitude ou parce que vous vous êtes rendu compte qu’en fait, c’était pas si terrible que ça et qu’il y avait d’autres choses dont vous pouvez vous réjouir). Ainsi, nous avons appris à arrêter d’attendre que la chance nous arrive toute seule dans la figure et ensoleille nos journées sans que nous ayons à remuer le petit doigt.

Pasochoa, Equateur

Nous avons arrêté de croire que c’étaient uniquement des circonstances qui nous manquaient et qu’il nous fallait attendre que ceci ou cela arrive pour être heureux et nous avons appris à créer les conditions de notre bonheur.

Nous avons rencontré un jeune anglais dans une auberge de Puno, au Pérou. Nous lui avons parlé à peine pendant 15 minutes mais nous en reparlons très souvent. Il est arrivé dans la salle du petit-déjeuner, grand, mince, l’air ensommeillé mais avec un grand sourire, disant bonjour à tout le monde et lorsqu’il a vu qu’il y avait du poivre sur la table du buffet, il a explosé de joie : « Oh mais c’est qu’il y a du poivre !!! ». Cet homme était littéralement heureux de tout. Cela nous a fait sourire mais nous avons surtout trouvé que c’était génial ! Il nous a par la suite raconté avec son accent british qu’il avait voyagé pendant 2 mois en France sans argent et que ce fut une expérience fantastique. Je pense qu’en 15 minutes, il a ouvert une petite porte en nous qui nous a fait voir le monde de manière encore plus coloré. Depuis, étrangement, nous sommes beaucoup moins dérangés par les ronfleurs ou les bébés qui pleurent dans les bus de nuit, nous ressentons moins la fatigue ou les courbatures, parce que nous pensons simplement au fait que c’est juste génial d’être là et chaque fois que nous voyons du poivre, nous sourions.

Iles d’Uros, Pérou

Cela m’amène à notre dernier point !

Un sourire ouvre toutes les portes

Je suis de plus en plus convaincue que lorsque l’on adopte un comportement ouvert, rayonnant, on incite les personnes autour de nous à s’accorder sur la même onde que vous, à vous répondre par un sourire, à vous aider et à elle-même, en retour, prendre un petit peu de soleil. C’est ce qui nous est arrivé avec cet anglais et c’est ce que nous nous efforçons à faire désormais ! Dès que nous entrons dans un nouveau lieu, un restaurant, un hôtel, une rando, etc, nous essayons d’être le plus souriant possible, de dire bonjour à tout le monde, de créer une première impression agréable sur nous qui ne peut que donner envie aux personnes qui le souhaitent d’être aimable avec nous en retour. Ça ne fonctionne pas toujours, certes, mais ça reste quand même plus agréable à mettre en place 😉

Cusco, Pérou

Enfin, voici une citation (que j’ai trouvé je ne sais plus où, je suis vraiment désolée pour son auteur(e) !! Qu’il/elle n’hésite pas à se manifester) qui résume parfaitement notre façon de vivre actuellement et que nous espérons pouvoir garder toute notre vie :

Hier est passé, demain est un mystère, aujourd’hui est un présent.

 N’hésitez pas à partager votre point de vue sur ces réflexions ou celles que vous avez pu avoir vous-même en voyage ou dans tous autres moments de votre vie, ce sera un plaisir d’en discuter !

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Bonne route !

 

 

26 réponses sur “Tour du monde – Réflexions à 6 mois de voyage”

  1. Ton article donne vraiment envie de franchir le cap et d’aller au bout du monde. Tu nous donnes le sentiment de vivre des expériences extraordinaires qui je pense, resteront marquées à tout jamais. Il est vrai que nous avons tendance, nous français d’oublier la chance des conditions que nous avons. Néanmoins, je pense que ces voyages sont de bons rappels à la réalité.
    En tout les cas, continue de partager tes expériences. 😉 Je reviendrai rapidement voir quelle est la prochaine escale.

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    1. Merci beaucoup !! Oui, c’est tout à fait vrai que les voyages et ce genre d’expérience profondément marquante comme celle que nous vivons nous fait énormément réfléchir et relativiser sur notre condition. J’espère toutefois qu’à notre retour ou que, même sans voyager, on peut aussi se rendre compte des mêmes choses et rester ouvert au monde réel qui nous entoure. Cela demande peut-être plus de travail car le quotidien est très fort pour nous rattraper ! Nous espérons que ce partage permet ce petit rappel depuis son chez soi ! Je te remercie en tout cas de nous suivre, à très vite !!

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  2. Je cautionne totalement votre article. Ce que vous écrivez, je le pense profondément, oui nous avons de la chance de vivre en France et d’avoir une qualité de vie exceptionnelle dont on ne se rend plus compte à force d’être dedans (et oui on a du poivre!). Bien sûr que des personnes prennent un malin plaisir à casser vos projets où vos rêves, c’est peut être de la frustration ou de la jalousie ou simplement une occasion de parler, évidemment qu’il faut vivre ses rêves, assouvir ses envies sans se poser de questions, qui sait mieux que sa propre personne ce qu’il a envie de faire, ce qui lui convient le mieux?
    Totalement d’accord avec la positive attitude, même si ce n’est pas toujours facile un sourire ne nuit jamais. Ne changer pas sutout. Bonne continuation.

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    1. Merci beaucoup ! C’est fou, je trouve, car tout ça est connu et archi-connu… et pourtant, on les oublie bien trop souvent et ce n’est pas si simple à appliquer… alors que c’est justement si simple !

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    2. Je suis tellement d’accord avec ces réflexions… Merci d’avoir mis des mots sur des choses parfois difficilement explicables !

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      1. C’est vrai que ce sont des réflexions que nous avons depuis un moment mais nous ne nous étions jamais vraiment posées pour les comprendre… voilà choses faites ! Mais il y a encore tellement de choses à dire !

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  3. Très bel article avec un point de vue que l’on partage également ! C’est sûr que l’on rencontrera toujours des esprits grincheux prompts à gâcher nos enthousiasmes… Mais mieux vaut les laisser baver leurs frustrations… Récemment, je me suis pris le chou sur le forum du Routard (où je ne vais jamais mais, où, pour une fois, j’avais malheureusement posté un truc) avec un gars qui nous a carrément insulté car nous voyagions avec un sac à roulette ! Ben oui, pour lui, le « vrai » voyage ne se concevait qu’avec un sac à dos… Bizarrement, ce sont souvent (toujours ?) avec des compatriotes que nous avons eu ce genre d’accrochage. Compatriotes qui bien souvent n’apprécient pas à leur juste mesure leur chance de vivre en France, dans un pays où l’éducation et la santé sont quasiment gratuites, où la corruption n’est pas monnaie courante et où, n’en déplaise à certains (!), nous ne sommes pas gouvernés par un dictateur. C’est justement en voyageant que l’on prend conscience de cette qualité de vie… Continuez à parcourir le monde de la sorte, en vous extasiant devant un paysage, un sourire… Et continuez à nous enchanter avec vos articles et vos photos ! Bonne suite de périple… Sophie et Gérard (actuellement au Mexique).

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    1. Merci beaucoup pour cet adorable commentaire !! Votre soutient fait vraiment plaisir ! Nous aussi, ce sont plutôt avec des français que nous avons eu ce genre de situations déplaisantes… peut-être est-ce parce que les français osent plus se parler franchement en se rencontrant et que nous n’avons pas ce genre de contact, la première fois avec d’autres nationalités… mais peut-être que je me fais l’avocat du diable ^^ En tout cas, je trouve ça fou que le voyage puisse devenir à ce point, pour certaines personnes, quelque chose de compétitif ! Il faut être celui qui est le plus aventureux, qui est allé le plus loin, le plus haut, seulement armé de sa petite cuillère et d’une allumette. Il y a parfois un vrai mépris pour d’autres façons de voyager. Je pense que certaines peuvent être critiquables voire condamnables (par exemple lorsqu’il s’agit de voyager sans s’inquiéter de la culture des populations que l’on rencontre au risque d’être irrespectueux ou encore de faire des erreurs aussi grossières que de donner de l’argent à des enfants pour les prendre en photo par exemple), mais en dehors de ça… chacun fait ce qu’il veut/peut avec son budget, sa forme physique, son expérience, son envie… Mais chaque fois que nous rencontrons quelqu’un comme ça, je me dis que nous sommes chanceux : pour avoir le besoin de dénigrer quelqu’un parce qu’il voyage avec une valise plutôt qu’un sac, il ne faut pas être à l’aise dans ses baskets ou n’avoir pas grand chose de mieux à faire de sa vie 😉

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  4. Bravo pour ce partage très détaillé de votre expérience. Vos photos sont magnifiques et je ne vous le cache pas, très inspirantes, au moins pour l’aquarelliste que je suis. De plus, j’apprécie considérablement votre réflexion empreinte de sagesse. Savoir d’où l’on vient, reconnaître ses privilèges ( car en effet nous ne sommes pas tous égaux), vivre positivement le moment présent dans le respect d’autrui et de cette belle planète qui nous offre si généreusement son hospitalité, sont des valeurs essentielles ! Personnellement, je voyage très peu ( pour le moment ?) mais je marche beaucoup ( au moins pour ma peinture) et finalement cela m’amène bien souvent à un voyage intérieur dont les bienfaits ne sont pas loin de ce que vous décrivez si bien. D’ailleurs, où que l’on aille, le voyage ramène toujours à soi. Merci pour vos articles inspirants et lumineux !

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    1. Merci pour ce très beau commentaire !! Que ce soit à l’autre bout du monde ou dans la forêt à côté de chez soi, le plus important est toujours le voyage qui nous a amené là et non l’endroit en tant que tel, je pense 🙂 Et effectivement, le voyage intérieur est sûrement plus fort que tout ce que l’on pourra voir ! D’ailleurs, beaucoup de ces réflexions existaient déjà dans nos têtes avant de partir, mais emportés dans le quotidien, nous n’avions jamais pris le temps d’y réfléchir vraiment… C’est pour cela que l’on peut parvenir à ce type de conclusion peu importe où on se trouve dès l’instant où on devient plus conscient de ce qui nous entoure ! Je serais très intéressée par voir vos peintures à l’occasion ! J’adore l’aquarelle, même si je n’y connais rien, j’aimerais bien apprendre un jour !

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      1. Je suis ravie de vous lire, de sentir que nous sommes sur la même longueur d’ondes et le partage est complet si vous me donnez envie de voyager et moi si je vous donne envie de faire de l’aquarelle. Quant à voir mes aquarelles, bien-sûr je vous invite avec grand plaisir à les découvrir, si ce n’est déjà fait, au travers de mon blog. Merci encore pour vos articles passionnants qui me font rêver !

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  5. Un superbe article ! Merci pour ce partage de vos ressentis et de vos réflexions. Je vous rejoins sur beaucoup de points… J’ai souri en lisant l’anecdote avec l’Anglais, je la trouve top. Elle m’a fait penser à certaines de nos rencontres en voyage, des gens que nous n’avons pas forcément cotoyé longtemps, mais qui nous ont marqués pour une raison ou pour une autre…
    Continuez à bien rofiter de ces mois de voyage, à votre façon, qui est forcément la bonne ! Des bises 🙂

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    1. Merci beaucoup pour ce soutient indéfectible 🙂 Je trouve ça effectivement fou à quel point certaines personnes peuvent nous marquer alors que l’on passe parfois simplement une soirée ou quelques heures !

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  6. C’est très beau ce que tu dis sur le fait que nous sommes privilégiés, bien trop de français ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont! très beau post, on sent que vous êtes de belles personnes très ouvertes d’esprit, c’est top! des bisous!

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    1. Merci beaucoup, c’est adorable !! Nous sommes les premiers à oublier nos privilèges mais j’espère que repensera un peu plus souvent à tout cela lorsque l’on réintégrera notre quotidien !

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  7. Tous les articles du blog sont magnifiques, tant au niveau des photos que sur le plan des commentaires mais cet article a tellement de profondeur et il fait tellement du bien! Il replace le vrai sens de l’espoir en la richesse de l’humanité et de la planète tout en prenant la pleine conscience des différences et des injustices. L’espoir de toujours chercher le chemin de l’humain et de la beauté de la nature est un vrai choix, de l’ordre de la décision de croire, de faire confiance à la découverte, à de nouveaux chemins, de nouvelles rencontres; c’est ce que vous vivez et c’est formidable ! Bravo pour tout et je trouve la pensée du jour très belle et très profonde. Gbises

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  8. Je me retrouve dans ce que tu décris… Profitez à fond de ce voyage et savourez chaque instant, ça passe trop vite !
    Bonne continuation 🙂

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  9. Superbe article en touts points. Les photos sont juste magnifiques !
    Les voyages changent notre perception de la vie et fait en effet réaliser la chance que nous avons. Je me le dis à chaque voyage …

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    1. Merci beaucoup ! Et oui les voyage devrait être prescris par notre médecin, surtout en sachant que souvent il suffit d’aller a quelques kilomètres de chez soi pour voyager et découvrir d’autre façon de vivres.

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  10. Superbe article et magnifique blog 🙂 L’un de nos plus grands rêves est de découvrir l’Amérique latine et d’y passer plusieurs mois, c’est un continent vraiment fascinant ! Très bonne continuation à vous.

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  11. Un très bel article, plein de sagesse et d’ondes positives ! Je suis bien d’accord, et j’adore ta phrase « On croit souvent que demain, la semaine prochaine, dans un mois, dans un an, « ça ira mieux ». Eh bien, surprise : c’est rarement vrai ! » c’est ce que je me tue à répéter à mon mari 😉 J’adore aussi ce que tu dis sur le fait qu’il y aura toujours quelqu’un pour nous juger et nous dire de faire autrement mais qu’il faut savoir s’écouter : en voyage comme hors voyage, c’est tout à fait vrai (et dommage). C’est parfois difficile de se dire « non mais moi j’ai envie de faire ça, pas ça ! » et de se lancer. Mais c’est vital 🙂

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    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Je me rends compte de la force qu’on l’influence des autres sur nous, j’ai l’impression que personne n’y échappe ! Il y a bien sûr de bonnes choses à prendre d’une influence mais il faut aussi savoir fixer la limite de ce qui nous correspond ou pas !

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