Pérou puis Bolivie – De Puno à Copacabana autour du lac Titicaca

Après plusieurs étapes mythiques au Pérou (Cusco, le Machu Picchu, les lignes de Nazca…), nous n’en avions prévu plus qu’une avant de quitter le pays pour la Bolivie : le fameux lac Titicaca ! Pour être honnête, nous ne savions absolument pas à quoi nous attendre, la seule petite idée que nous avions en tête était qu’il s’agissait d’un immense lac, le plus haut navigable au monde (situé à 3 812 m d’altitude !) et nous avions des images de lacs tellement infini qu’on en dirait une mer. Le reste allait être une surprise !

Nous sommes partis le 15 septembre 2018 pour un voyage d’un an et demi en Amérique du Sud, Océanie et Asie du Sud Est ! Voici notre récit au Pérou. Pour lire le début des aventures, c’est ici.

◊ Puno – côté Pérou

Nous avons donc pris le bus de nuit entre Cusco et Puno, tout juste à la frontière bolivienne. Eh oui, car le lac est pour moitié au Pérou, moitié en Bolivie presque à 50/50 ! Nous avons découvert Puno au petit matin qui nous a premièrement laissé assez sceptique : de grandes avenues peu accueillantes, des bâtiments en briques qui ne semblent pas tout à fait terminé, la ville ne paraît pas très accueillante ! Et puis, nous sommes tombés le long d’une de ces avenues sur un immense marché de fruits et légumes s’étalant sur plusieurs kilomètres.

♦ Les marchés colorés

Des centaines de femmes, la plupart en habit traditionnels assises par terre sur des bâches en plastique ou sous de grands parasols colorés vendant chacune quelques petits sacs de pommes de terre (de dizaines de variétés différentes !), carottes, courgettes, courges, voire des petits objets du quotidien (éplucheurs de légume, câbles électriques, couteaux, planches à découper, etc).

Encore des variétés de patates inconnues pour nous !

Et voici des patates déshydratées (ce qui permet de mieux les conserver), qui ressemble  à des petites pierres ! Pour les manger, il faut les laisser plusieurs heures dans l’eau

Nous ne voyons aucun autres touristes, nous nous sentons un peu perdus mais en même temps nous adorons découvrir un véritable marché et entendre les péruviennes discuter entre elles, négocier un prix, s’appeler et se répondre au milieu de la rue.

Le centre ville

Arrivés au centre-ville de Puno, la ville semble déjà un peu plus accueillante ! On retrouve bien sûr l’éternelle Plaza de Armas surmontée de sa grande église, puis quelques rues piétonnes (ce qui est assez rare pour le préciser !) avec quelques boutiques, des restaurants… Même si Puno est une ville très touristique (en témoignent le nombre de bureaux d’agences ou de boutiques de souvenirs), elle a tout de même l’allure d’une ville vivante, avec une véritable âme portée par ses habitants ! Nous avons été très étonnés (et très contents !) de retrouver des bars musicaux : en bois sombre aux allures de vieux pubs, des petits bars avec des petits concerts live (bon, certes pas le jour où nous y étions…), de quoi grignoter et de la bière pression !

La Plaza de Armas

A Puno, nous avons également retrouver des glaces ! Et surtout, des glaces pas chères !! A 2 sols la boule de glace, nous n’allions pas nous priver… Je crois bien que nous en avons mangé tous les jours… voire 2 fois par jour… Voire parfois, 2 fois, au cours de la même heure, oui oui (faut nous comprendre, au bout de 4 mois de voyage, les petits plaisirs sucrés commencent à nous manquer sérieusement !). Une bonne adresse : Helado Vizzio à un coin de la Plaza de armas pour du choix et des glaces pas chères !

Saveur Lucuma (un fruit local délicieux en glaces) et Rhum raisin !

Les fêtes folkloriques

La chance est décidément avec nous ! Encore une fois, comme à Latacunga en Équateur ou encore comme à Ollantaytambo dans la Vallée Sacrée, nous arrivons dans une nouvelle ville… au moment d’une célébration importante ! A Puno, cette fois-ci, en ce tout début de mois de janvier, il s’agissait d’un carnaval pour célébrer la Vierge Marie.

Déjà, la vieille aux soirs, nous sentions que toute la ville était en effervescence : nous entendions des fanfares répéter sur des petites places ou entre 2 immeubles et personnes ne semblaient avoir envie de rentrer ce soir-là, la rue principale étant bondée. Et puis le lendemain, en pointant notre nez dehors, nous avons découvert qu’une grande procession colorée, bruyante, chahutante défilait dans toute la ville. Des petits groupes, chacun représentés en début de procession par une grande banderole indiquant leur origine (association, groupe de musique, entreprises, etc) et chacun habillé de manière très colorée se déplaçaient en dansant dans les rues de la ville, en jouant de la musique ou en agitant des grelots ou encore des crécelles en tatou empaillés (oui, vous avez bien lu !).

Ce grand carnaval a envahi toute la ville, durant des heures et des heures jusqu’à très tard dans la soirée ! Il a peut-être duré toute la nuit mais nous n’avons pas été là pour le voir ^^ .

Le bord du lac

Enfin, en suivant une des rues partant de la Plaza de Armas, on se retrouve au bord du lac Titicaca ! Immense, entouré de montagnes, il semble impossible d’en discerner les rives tellement elles semblent loin. A Puno, un petit bassin a été aménagé et permet de se promener tranquillement sur une petite partie du lac à bord de pédalo aux formes saugrenues.

Au bout, on trouve une grande promenade qui longe le lac et son port de plaisance rempli de bateaux à moteur assurant les liaisons vers d’autres rives du lac. Le soleil brille et l’ambiance est très agréable au bord des eaux calmes du lac.

Les iles flottantes d’Uros

Les iles flottantes d’Uros sont l’attraction phare de Puno. Il s’agit d’un petit groupement d’iles artificielles à une trentaine de minute en bateau de Puno construite à partir de roseau et sur lesquelles vivent encore quelques péruviens. A l’origine, elles ont été installées par le peuple d’Uros, dont la descendance s’est complètement éteinte dans les années 50. Situées au milieu du lac, elles leur permettaient de vivre protégés des dangers terrestres (prédateurs) et de profiter de la pêche dans le lac. Ces îles ont ensuite été léguées aux Aymaras, alors habitants de Puno. Ces derniers occupent ces fragiles îles de roseaux et les font perdurer grâce au tourisme.

Nous n’avions absolument pas prévu d’y aller au départ : les récits d’excursions avec agence que nous avions lu sur internet ne nous faisaient pas du tout envie car, même si ces iles restent une balade sympa et intéressante à faire, nous avions un peu trop l’impression qu’il s’agissait d’une attraction où les touristes sont vus comme des portes-monnaies et les locaux comme des animaux de foire. Nous préférions nous en priver et  simplement profiter du lac depuis ses rives ce qui nous allait très bien ! Et puis au final, en nous promenant près du petit port de Puno, nous nous sommes vus proposer l’aller-retour en bateau pour y aller pour une dizaine de sols chacun, ce qui nous paraissait très peu cher. Imaginant que, puisque nous y allions tout seul, sans tour organisé, simplement pour faire une balade, cela allait être différent, nous nous sommes dis pourquoi pas ! (spoiler alert : non, ce n’était pas vraiment le cas !)

Nous voilà donc partis dans un petit bateau à moteur rempli de touristes péruviens et boliviens pour une petite balade sur lac en direction des fameuses îles d’Uros. Rien que pour cette balade, nous sommes ravis d’avoir investis quelques sous pour ces îles ! Derrière nous, Puno et les montagnes qui l’encadrent s’éloignent de plus en plus, rapetissant devant nos yeux plissés par le vent et le soleil. L’odeur d’essence du bateau accompagne celle marine du lac et après un passage découvert, nous entrons dans une sorte d’allée de roseau qui semble infinie. Enfin, une petite cahutte en roseau surgit sur notre droite annonçant notre arrivant sur les fameuses îles. Notre bateau jette alors les amarres devant l’une d’entre elles, et nous sommes tous descendus sur le sol mou en roseau d’un pas pas très assuré.

Nous avons à peine eu le temps de jeter un petit coup d’œil aux maison toutes simples en paille nous entourant que nous avons été incité à nous assoir sur une grande natte en roseau en demi-cercle où un homme de la communauté nous a expliqué où nous nous trouvions, l’histoire de ces îles, qui y vit encore, comment, comment sont elles construites, etc. Nous ne nous attendions pas du tout à cette présentation, pensant que le billet acheté au port ne correspondait qu’au trajet en bateau et qu’ensuite nous pourrions simplement nous promener comme nous le voulions… jusqu’à ce que nous comprenions… en fait si, nous étions bien dans un tour touristique et pas question pour nous de vaquer à nos occupations sur ces iles comme nous l’imaginions !

D’ailleurs, les fameuses îles sont en fait minuscules : 5 ou 6 maisons reparties autour une petite cour d’une vingtaine de mètre de long, un petit mirador en bois et c’est tout ! Toutes construites sur ce modèle, elles servent chacune de « port » d’amarrage pour les différents bateau proposant l’excursion.

Après cette petite explication, nous avons donc été invité à entrer dans les diverses petites maisons de l’île pour voir l’intérieur… en fait, il s’agissait plutôt d’entrer, de s’assoir et de se laisser présenter les différents souvenirs dans l’espoir que nous allions vouloir en acheter. Nous pensions en apprendre plus sur l’artisanat local, le tissage, l’architecture des maisons… nous avons essayé de poser quelques questions aux habitants mais nous n’avons eu que quelques réponses évasives avant de nous réorienter plutôt vers les quelques souvenirs proposés.

Ensuite, on nous a proposé de monter à bord d’un bateau traditionnel tout en roseau formé de 2 grandes anses à tête de dragon et désormais poussé par un petit bateau à moteur pour une dizaine de soles supplémentaires. Étant déjà contents de ce que nous avions vu et ayant déjà eu notre petite balade sur le lac, nous avons poliment refusé à un des hommes de l’île nous le proposant. 2 touristes sont montés mais apparemment ce n’était pas suffisant pour faire partir le bateau… Ainsi, d’autres personnes de l’île sont venues nous voir chacune leur tour, nous incitant à monter, nous disant que 10 sols ce n’est pas très cher… Et nous ne voulions pas faire nos mauvaises têtes, mais clairement cela nous intéressait assez peu ! Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls à refuser ! Finalement, après avoir convaincu 4 autres personnes, les personnes de la communauté ont jugé qu’ils pouvaient partir. Et là, la catastrophe…

Le fameux bateau !

2 femmes se sont approchées de la rive pour chanter une chanson sensée accompagner les voyageurs. Sauf qu’elles ont chanté la lambada en se dandinant de manière robotique, le regard dans le vague… avant de terminer par un « Hasta la Vista Baby ! » avec un grand sourire.

Et là, je ne sais pas si je me suis sentie gênée, peinée, consternée ou en colère. Toujours l’éternelle question revient, la même que nous nous étions posés à Tena en découvrant une communauté quechua dans la forêt : le tourisme permet à ces îles et à ces communautés d’exister encore aujourd’hui car c’est bel et bien l’argent gagné via ce canal qui leur permet de continuer à vivre ici, de préserver leur habitat, leur culture, leur tradition. Mais enfin, est-ce qu’elles ne se perdent quand même pas un peu dans tout ça ? Est-ce qu’elles ne se transforment pas en marionnettes, donnant l’image que les touristes ont envie de ramener chez eux : celle de l’indien avec ses plumes sur la tête et qui chante en utilisant un drôle de langage en dansant autour du feu et qui n’est qu’une image figée dans le temps, rêvée de personnes bien réelles avec une culture ancienne certes mais qui évolue aussi ? Bref, il y a des dissertations à faire sur le sujet !

Finalement, nous avons repris notre bateau qui nous a fait faire un arrêt par une île plus grande où se trouve un petit restaurant, des chambres d’hôtels, d’autres petites boutiques. Après un rapide petit tour, nous sommes assez rapidement reparti, nous en avions assez vu !

L’île principale avec ses hôtels et restaurants

Conclusion : Que dire ? Oui, ces îles sont très jolies, voir ces constructions demeurer ainsi au milieu du lac paraît fou et savoir que des gens y vivent, coupés de tout paraît dingue ! De plus, la balade en bateau, traverser les eaux du mythique lac Titicaca est quand même une expérience unique ! Par contre, il faut être averti de comment se passe l’expérience !

Que pensez-vous de ce type d’expérience ? Arrivez-vous à voir simplement le bon côté de ce type de visite ? Sont-elles à éviter pour ne pas trop développer le tourisme de masse ?

Nous avions lu sur plusieurs autres blogs qu’il est également très intéressant de se rendre dans les tous petits villages bordant le lac pour découvrir des communautés plus rurales et leurs habitudes de vie. Ainsi, nous avons voulu aller sur la journée à Llachon qui est apparemment peu touristique (même si au bout du dixième blog en parlant, nous avons commencé à remettre cette information en question…). Mais nous n’avons jamais trouvé le collectivo permettant de s’y rendre !  C’est un peu dommage, mais du coup sachez que le lac Titicaca ne se résume certainement pas à Puno et Copacabana !

◊ La frontière entre le Pérou et la Bolivie

A tout juste 3-4h de route de Puno, de l’autre côté de la frontière, se trouve son équivalent bolivien : la ville de Copacabana (il nous a fallut quelques temps avant de comprendre qu’il ne s’agissait pas de Copacabana au Brésil que nous lisions partout dans les terminaux de bus !). Le passage se fait d’une facilité déroutante : un coup de tampon pour la sortie du Pérou dans un des bureaux d’immigration d’un côté, puis on parcours 200 m à pied et on parvient aux bureaux boliviens qui nous mettent également un coup de tampon sans même nous regarder !

Et juste comme ça, sans même nous en rendre compte vraiment, nous partons du Pérou vers la Bolivie !

Aurevoir le Pérou !

Copacabana – côté Bolivie

Copacabana est beaucoup plus petite que Puno mais est aussi beaucoup plus touristique. Même s’il faut bien avouer qu’elle est beaucoup plus mignonne que sa voisine péruvienne, je crois que nous lui avons tout de même préféré Puno, plus vivante, qui sonne plus « vrai » (le petit carnaval a dû bien aider à notre jugement !).

La très jolie basilique de Notre-Dame de Copacabana

Un magasin vendant uniquement… du maïs soufflé à grignoter !

♦ Le port de Copacabana… au couché du soleil !

Nous sommes arrivés alors que le soir commençait tout juste à tomber et la première chose que nous avons faite et que nous avons adoré a été d’aller admirer le couché du soleil sur les petits pontons en bois du port de plaisance donnant sur le lac. Les couleurs sont dingues et l’endroit est tout calme, personne ne se baladant par ici la nuit, chacun s’affairant plutôt dans la rue piétonne bordée d’agence, de boutique ou de jolis restaurants.

♦ Petite balade à partir du centre de Copacabana : le Cerro Calvario

Du port de Copacabana part un petit chemin qui monte à flanc de colline vers le sommet dominant la ville et que l’on ne peut pas manquer de voir, le Cerro Calvario. Vu comme ça, on dirait une petite colline que l’on monte tranquillement un dimanche après-midi pour se dégourdir les jambes. Eh bien sachez que cette « colline » culmine tout de même à 4000 m (Copacabana étant déjà à 3841 m d’altitude), la montée n’est donc pas si évidente ! Avant d’attaquer le dur et de monter tout en haut, nous avons commencé par en faire le tour pour rejoindre à pied un autre petit port caché de la ville par le Cerro Calvario. Un endroit très tranquille où nous y avons trouvé quelques boliviens en train de manger sous une petite bâche en plastique et quelques petits stands vendant des ex-voto : des petites voitures, des petites valises, des faux-billets, etc.

Eh oui, car en ce début d’année, nous étions à la période où la plupart des boliviens et péruviens croyant vont faire bénir ces petits objets pour s’assurer que rien ne leur arrivera de mal au cours de l’année : une naissance, le lancement d’un nouveau projet, un voyage, l’achat d’une voiture, son entreprise etc. Ainsi, nous avons pu voir des gens acheter l’un de ces ex-voto puis se rendre devant une petite grotte (impossible de retrouver son nom – si quelqu’un passe par là en le sachant, ce serait top !), verser de la bière sur leur ex-voto, en verser dans la grotte puis en boire une gorgée ! Il s’agit en fait d’un mélange de la culture catholique et des anciennes pratiques d’Amérique du sud, notamment la croyance en la Pacha Mama ! Ainsi, ces offrandes s’adressent à la Pacha Mama (qui, apparemment aime l’alcool et les cigarettes !) mais se retrouvent également dans un contexte catholique.

Un peu de bière pour la Pacha Mama !

Nous avons donc profité de ce lieu particulier mais aussi de la petite plage de galets qui semble peu utilisée et qui longe plus loin la côte. De là, nous pouvions observer le manège des petits bateaux à moteurs transportant les touristes vers l’Isla de la Luna et l’Isla del Sol. Si vous vous posez la question : l’eau du lac est plutôt froide ! On n’avait pas trop envie de s’y baigner…

Nous avons ensuite continuer notre balade en montant sur le fameux Cerro Calvaro. Il y a en fait 2 accès possibles : un facile qui monte tranquillement grâce à des escaliers et qui se prends à partir des rues de la ville, plus à l’est, et un beaucoup plus dur, qui monte à partir du port, par ce petit chemin que nous avons pris. Nous avons emprunter ce dernier pour la montée et nous sommes redescendu de l’autre côté.

On monte donc à flanc de montagne dans un dédale de roche qui devient de plus en plus compliqué  à mesure que le sommet se rapproche. Quelques passages sont un peu plus techniques et demandent de s’aider des mains. D’autant plus que la pluie qui a commencé à tomber n’a pas vraiment aidé ! Mais aussi fou que cela puisse paraitre, nous avons croisé des boliviens descendant par le même chemin : des femmes plus toutes jeunes avec de lourdes jupes et de simples châles en laine sur les épaules et surtout, chaussées soit de ballerines, soit de petits chaussons de cuir. Et elles descendaient avec ça, le pas assuré, l’air de peu ressentir les éléments ! Nous avons été ébahis en les voyant faire, nous qui galérions avec nos chaussures de randonnées et nos vestes imperméables !

Parvenu en haut, nous profitons tant que nous pouvons de la vue sur le Lac Titicaca en nous protégeant sous la bâche en plastique d’une bolivienne vendant des petits ex-voto. Une quinzaine de stands s’enfilent ainsi jusqu’à un petit promontoire où se trouvent 5 ou 6 croix ruisselantes de pluie, accrochées ainsi à la montagne. Protégées par quelques pierres, des bougies brillent encore courageusement et se répandent en flaque de cire colorées. Nous ne nous attardons pas trop, déjà bien trempés et redescendons de l’autre côté, par les escaliers, ce qui s’avèrent bien plus facile que de l’autre côté !

Mais nous sommes très contents de l’avoir fait dans ce sens là, en montant par l’approche plus compliquée o nous étions quasiment tout seul (hormis ces quelques boliviennes bien courageuses), nous nous sommes bien amusés également à évoluer sur ce chemin plus compliqué où l’on monte littéralement au milieu des rochers, puis de redescendre en 10 minutes chrono de l’autre côté. Après ces péripéties, nous avons profiter d’une après-midi tranquille à l’hôtel pour nous sécher et regarder quelques films !

♦ Au milieu du lac : l’Isla des Sol et l’Isla de la Luna

Pour le lendemain, nous avions réservé une excursion vers les deux principales îles du lac : l’Isla del Sol et l’Isla de la Luna. Excursion toute simple, car il s’agissait simplement de nous assurer le transport en bateau puis de nous laisser nous promener tranquillement.

Nous voilà donc à 8h30 au petit port de Copacabana pour monter à bord d’un autre de ces fameaux bateaux à moteur. Nous ne sommes que des touristes à bord et nous partons pour 2h de trajet pour rejoindre l’Isla de la Luna, l’île la plus éloignée. Alors que nous étouffions sous le soleil sur le petit ponton attenant au bateau, le vent nous rafraichi bien vite et il faut ressortir bonnet et doudoune tandis que nous filons relativement lentement vers l’île. Il fait beau, nous sommes au milieu du lac navigable le plus haut du monde, la journée ne pourrait pas être plus belle !

Isla de la Luna

Nous débarquons vers 10h30 sur la minuscule Isla de la Luna où le conducteur de notre bateau nous informe que nous avons une trentaine de minute pour aller voir quelques ruines incas. Nous nous acquittons du droit d’entrée sur l’île, passons rapidement voir les ruines et nous dépêchons de monter le chemin menant au sommet du l’île (quelques mètres).

De là, nous avons vue magnifique sur l’île (qui n’est pas bien grande) et sur la magnifique eau bleu du lac tout autour. Nous avons la drôle d’impression de retrouver les îles grecques de Spetses et Poros (ce qui remonte déjà à plusieurs années !). Seuls à être parvenu à ce sommet, nous avons pu profiter de voir quelques condors, quelques cactus et des petits bateaux dériver loin, loin en bas avant de redescendre rapidement pour reprendre notre bateau.

Isla del Sol

Une demi-heure plus tard, nous rejoignons l’Isla del Sol, beaucoup plus grande que sa voisine. Le conducteur de notre bateau nous a proposé de nous guider sur l’île pour voir les quelques sites archéologiques pour quelques sols de plus. Mais nous avons préféré nous balader tout seul et d’ailleurs, nous ne sommes mêmes pas allés voir ces fameux sites. Pour être honnête, il s’agissait peut-être du 15ème site archéologique que nous croisions depuis notre arrivée au Pérou et nous commencions un peu à en avoir marre ! Notre but pour cette journée était plutôt de profiter de cet environnement magnifique !

Nous avions donc 2h devant nous pour simplement profiter de ce décor magnifique. Et dire qu’il y avait à peine 2 jours de cela, j’avais eu l’envie soudaine de retourner voir ces petites îles grecques, j’ai l’impression d’avoir été entendu ! Nous avons donc délaissé le petit groupe d’une vingtaine de touriste envahissant progressivement le chemin pour découvrir notre propre chemin et monter sur les hauteurs de l’île.

De là, nous avons trouvé un coin parfait d’herbe entouré de quelques moutons pour nous installer et profiter de notre pique-nique. Au premier plan : le bleu foncé incroyable du lac, rompu de temps à autre par une petite île toute verte surmontée de pins. A nos pieds : le petit village de la communauté Yumani, ses toits rouge et son port occupé par quelques bateaux de tourisme. Et en face de nous, presque indiscernable dans les nuages : de grande montagnes toutes blanches s’élevant à plus de 6000 m et défiant le bleu du ciel. Sans y faire vraiment attention, on passe complètement à côté tant il n’est pas évident de les voir. Mais une fois qu’on les a vu, alors le regard ne peut plus s’en détacher !

Enfin, nous avons finit par redescendre par les rues du petit village de ce côté de l’île. Pour parler d’un endroit pittoresque, en voici un ! Des petites ruelles pavés en pente, des jardinières de fleurs accrochées au balcon ou devant les pentes… nous avons adoré nous promener dans ce village, nous rapprochant doucement du petit port en contre-bas où nous avons encore une fois où l’impression d’avoir atterri en Grèce.

Infos pratiques :

A savoir, l’île est divisée en 3 communautés rivales qui ont des conflits d’intérêts (une histoire de territoire). A l’époque où nous y étions, il était seulement possible de découvrir le premier tier de l’île, le reste étant fermé au tourisme.

Il faut compter 30 boliviarnos de bateau par personne puis 10 boliviarnos supplémentaires pour entrer sur l’Isla de la Luna puis 10 encore pour l’Isla del Sol.

Il faut prévoir à la fois des vêtements chauds (pour le bateau) et des vêtements d’été (pour les îles !) ! Ainsi que de quoi pique-niquer si vous ne choisissez pas le tour guidé !

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Bonne route !

 

3 réponses sur “Pérou puis Bolivie – De Puno à Copacabana autour du lac Titicaca”

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